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Apr : 12 ans d’informel

L’Alliance pour la République (Apr) a fêté ses 12 ans. Elle peut aussi s’enorgueillir de 8 ans d’exercice du pouvoir même si c’est avec des alliés.

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Ce parti présidentiel a été, en réalité, du neuf créé du vieux. Ceux qui formé le parti avait un vécu politique respectable et étaient suffisamment stratèges pour voir en Macky, celui qui allait succéder au père. Aidé par je ne sais quelles étoiles, le parti a triomphé au second tour d’un Wade qui ne cessait de frustrer les populations avec les coupures d’électricité, l’augmentation des prix des denrées, les dénis, etc. Et le contexte de la non-entente entre Niass et Tanor dans le cadre du Front siggil senegal (Fss) a fait le reste. Macky était au bon endroit au bon moment.

Malheureusement, le parti n’a pas grandi, il s’est agrandi. 12 ans d’informel, voilà le bilan peut reluisant, politiquement parlant que l’Apr nous offre.

Il fonctionne exactement comme un vaste mouvement de soutien autour d’une seule personne qui a des allures de monarque lorsqu’il parle avec les autres.  

L’Apr refuse de se structurer. Elle se contente de gagner des élections. C’est vrai qu’elle a gagné toutes qu’elle a eu à disputer depuis 2012. Elogieux, non ?

Toutefois, un parti, c’est la structuration parce que, justement, personne n’est éternel. Il est important en effet que le parti s’affranchisse de Macky.

Certes, c’est lui le Président et le leader principal qui apporte et moyens et capacitations pour gagner et franchir les obstacles. Mais, si rien n’est fait pour assurer la relève, le parti pourrait même être contraint à sortir de l’histoire par la petite porte avec des bêtises du genre troisième mandat.

Cette situation est d’autant plus sujette à caution que Macky s’est lui, affranchi de l’Apr. La preuve, il n’a même pas jugé nécessaire de se déplacer lors des cérémonies commémorant les 12 ans du parti.

Qui plus est, le dernier remaniement avec la mise à l’écart de grosses pointures du parti, a démontré à l’opinion, à quel point Macky ne soucie peu de la stabilité de son parti.

Après avoir écarté certains compagnons comme Moustapha Diakhaté, Cissé Lô, il en nargue d’autres qui ont, pourtant, jusqu’ici brillé par leur loyauté. Mimi Touré, Amadou  Bâ, Aly Ngouille Ndiaye et bien d’autres sont allés grossir les rangs de ses laissés-pour-compte du parti.

Il en est de même de Macky 2012. La coalition qui a été la première à accompagner l’Apr, a été pratiquement privée de postes importants. Une des raisons de la brouille Macky/Moussa Diop, c’est que ce dernier se faisait snober alors qu’il ne souhaitait qu’une audience au nom de la coalition qu’il dirigeait.

La réalité est que le Président, lui, a fini de poser son dévolu sur ses anciens adversaires. Sous prétexte de chercher à reconstituer la grande famille libérale, il pêche dans les eaux de Rewmi et du Pds sans oublier les partis nés des flancs de ses derniers.

Macky, comme tous les ‘’fils’’, a le complexe du ‘’père’’. Il veut exactement réussir ce que Wade avait fait, diriger les compagnons de ce dernier dont certains le toisaient.

Il veut enfin réussir à être ‘’Président’’ de ses derniers et diriger toute la galaxie Wade. Et à ce propos, les négociations vont certainement continuer avec le pape du Sopi.

Ce qui intéresse Macky, ce n’est vraiment pas l’Apr encore moins Macky 2012.

Qui plus est, ses compagnons socialistes et autres ont été assez ‘’récompensés’’ pour ne jamais lui tourner le dos.

Alors, fort de toutes ces certitudes, il rêve d’un Pds-bis dans un contexte où, justement, il doit normalement, dans quelques petites années, débarrasser le planché.

C’est dire à quel point il est possible pour lui, si ses desseins se réalisent, de faire exactement comme Condé et Ouattara avec une machine électorale incontournable parce que puissante.

Et dans cette galaxie, l’Apr n’est qu’une petite étoile dont la loyauté ne souffrira d’aucune contestation. Du moins tant que le leader sera aux commandes.

En définitive, sans Macky, ce parti va difficilement survivre.

Assane Samb

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