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Bannissement des subventions non ciblées; Rationalisation des exonérations: Le Fmi invite BDF à lésiner sur les dépenses

La deuxième revue du programme des réformes économiques du gouvernement du Sénégal soutenu par le Fonds monétaire  a été présentée ce mercredi aux journalistes. Au menu des échanges, la subvention à l’électricité, les perspectives de croissance et les prévisions de financement sur la période 2023-2026, entre autres. 

Face à la presse le chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI), au Sénégal, Edouard Gamayel a notamment mis l’accent sur la lourdeur des subventions dites non ciblées qui, selon lui, s’avèrent très coûteuses pour le budget. Si bien qu’elles empêchent de dépenser sur l’éducation, la santé ou encore les investissements. Prenant l’exemple de l’énergie, il révèle que sur les trois dernières années, le cumul des subventions s’élève à 1800 milliards de francs CFA. Soit une moyenne de 600 milliards de francs Cfa. « Cette année, ces subventions vont coûter au-delà de 500 milliards de francs Cfa », prévient-il. Une tendance que le chef de mission du Fmi veut voir inversée. Pour se faire, il a invité les autorités à privilégier des « subventions ciblées ».

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Rappelant que des institutions comme le FMI ou encore les ambassades n’ont pas besoin de ces subventions dont elles sont aujourd’hui bénéficiaires, Edouard Gamayel estime que l’assainissement des finances publiques devrait continuer en 2024-2025 à 4 niveaux. Il cite à ce titre, « la mobilisation des recettes fiscales pour atteindre l’objectif du gouvernement de 20%, la rationalisation des exonérations qui pèsent beaucoup sur le budget, occasionnant un manque à gagner estimé entre 800 à 900 milliards de francs Cfa ».

Dans le même sillage de rationalisation des ressources, le Fmi qui évoque un « surfinancement » sur la dernière émission de l’Eurobond du Sénégal, estime que le Gouvernement « a plus de liquidité qu’il en a besoin ». Un constat qui pousse l’institution à discuter avec le gouvernement orienter ce surfinancement vers des « opérations de gestion du passif sur ce surendettement ». « En plus de l’endettement au niveau du marché régional nous sommes en train de discuter avec le gouvernement pour faire des opérations de gestion du passif sur ce surfinancement », a expliqué Edouard Gemayel. Une démarche d’autant plus pertinente qu’elle devrait permettre de « baisser le niveau de la dette et de réduire ce surfinancement ». Parallèlement, à ces opérations précitées, il suggère une hausse dans la rubrique des dépenses sociales de l’Etat. A l’entendre, « il est important de continuer à les augmenter pour aider les ménages vulnérables ». 

Une manne de 230 milliards attendue vers mi-juillet

Face à la presse, le chef de la mission du FMI au Sénégal a également annoncé des perspectives de financement dans le très court terme. Autrement, le pays va recevoir près de 230 milliards de francs CFA. Cette enveloppe prévue dans le cadre du programme 2023-2026, devrait être disponible vers la mi-juillet. Pour rappel, le Sénégal a conclu avec le FMI un programme 2023-2026 d’un montant de 1150 milliards de francs CFA. Pour la première revue concluante de ce programme, notre pays a eu accès à 169 milliards de francs CFA de l’institution financière mondiale. 

Une croissance à deux points, possible en 2025

Très attendue par les autorités qui l’ont souvent articulée à l’exploitation effective des ressources en pétrolières et gazières, la croissance à deux chiffres ne devrait être effective qu’en 2025 au Sénégal. Selon le chef de mission du Fmi, cette croissance est projetée à 10,1% pendant que « la moyenne de la croissance subsaharienne est à 4% ». Au même moment, l’inflation connaitra une diminution de 2%.

A en croire Edouard Gemayel, les projections de croissance pour 2024 sont maintenues à 7,1% ; ce qui constitue une baisse par rapport aux 8,3% qui étaient initialement prévus. « On sera à 4,8% cette année pour ce qui est de la croissance non hydrocarbures », a-t-il encore précisé. Il a également confirmé la tendance baissière de l’inflation qui, de 4% devrait passer à 3,9%. « Si on met ces chiffres en perspective en les comparant à la moyenne en Afrique subsaharienne, pour 2024, la moyenne est à près 3,8% alors que le Sénégal est à 7,1%”, a commenté Edouard Gemayel. 

 Elhadji Mansor Ndiaye

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