Bébés nés prématurés: Beaucoup d’entre eux souffrent de problèmes de santé ou traînent des pathologies chroniques

Les bébés nés prématurés souffrent de problèmes de santé à long terme ou traînent toute leur vie des pathologies chroniques. Pour trouver des solutions à cette problématique,  Likak Research organisa à Dakar la première édition du symposium sur les « nouveau-nés petits et vulnérables ». L’objectif est de développer des stratégies pour prévenir et lutter contre cette atteinte aux droits de l’être humain et ce fléau de santé publique à impact économique et de développement.

De nombreux bébés connaissent des difficultés dans l’utérus et meurent avant la naissance, soit quand ils survivent, naissent « trop petits » ou « trop tôt ».  Dans le monde, 1 bébé sur 4 naît dans ces conditions. Ces bébés nés soit « trop tôt » soit « trop petits » sont appelés « nouveau-nés petits et vulnérables » (en abrégé SVN, de l’anglais Small Vulnerable Newborns).

Publicités

Beaucoup d’entre eux souffrent de problèmes de santé à long terme ou traînent toute leur vie des pathologies chroniques. Ils sont exposés à un risque accru de mourir au cours du premier mois de leur vie ou plus tard selon les experts. Au Sénégal en 2017, le taux de prématurité évalué par un poids inférieur à 2,5 kg à la naissance était estimé à 12%. Pour faire face à cette problématique, le ministère de la santé et de l’Action sociale, à travers la Direction de la Santé de la Mère, de l’Enfant (DSME) et en collaboration avec LIKAK Research, organisent à Dakar la première édition du symposium sur les « nouveau-nés petits et vulnérables ». Ce symposium se veut être une plateforme de plaidoyer dont l’objectif est de développer des stratégies pour prévenir et lutter contre cette atteinte aux droits de l’être humain, ce fléau de santé publique à impact économique et de développement. Selon Dr Elisabeth Léon Diallo, fondatrice de la compagnie de recherche Likka, la santé néonatale est une problématique qui touche le monde entier notamment en Afrique. « Nous avons travaillé pendant 5 ans afin de trouver des recherches qui nous fournissent des informations pour s’adapter à notre contexte. « Donc c’est important de rassembler tous les acteurs pour savoir comment appliquer  les recommandations faites par les chercheurs. Il y a par exemple la supplémentation en vitamine, micronutriments   pour les femmes enceintes, le traitement anti-paludisme, des visites prénatales de meilleure qualité pour que les femmes enceintes aient plus dans les structures sanitaires », dit-elle.

Et de poursuivre : « Les problème sont les mêmes dans toute l’Afrique. Il y a des défis à relever à savoir la disponibilité du staff car beaucoup de spécialistes sont concentrés en ville et s’éloignent des centres de santé principaux. On n’a pas souvent de néonatalogie, de médecins entre autres ». Pour Dr Amadou Doucouré de la direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), malgré les efforts consentis, des défis subsistent encore et sont relatifs à l’atteinte des ODD qui est la réduction du taux de décès néonatals à au moins à 12 pour 1000 naissances vivantes. « Pour inverser la tendance, un plan d’amélioration de la santé néonatale a été élaboré et mis en œuvre.

Ce plan arrivé à terme, et dans une perspective d’élaboration d’un nouveau plan pour les 4 prochaines années, il nous a paru opportun d’avoir des données probantes et évidences scientifiques », annonce-t-il. Ce qui de son avis,  justifie la pertinence de la tenue de symposium, qui rentre dans le cadre de quatre événements de plaidoyer régionaux visant à sensibiliser les acteurs clés en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique latine sur le fardeau constitué par la morbidité- mortalité des SVN mais surtout des possibilités de prévention. « Cette importante activité offre une occasion de partager des données scientifiques actualisées sur les petits nouveau-nés vulnérables et de plaider davantage sur les différents plans quinquennaux reproductive, maternelle, néonatale, infantile l’Adolescent de Santé.. », dit-il.

 

NGOYA NDIAYE

Vérifier aussi

Notre soutien Maimouna Ndour FAYE et à toute la presse sénégalaise en général

 Comme des millions de Sénégalais, j’ai appris la violente attaque subie par la journaliste Maimouna …