Mutinerie et situation confuse au Burkina: Suivez la situation en direct

Des tirs à l’arme automatique et l’arme lourde au camp du général Baba Sy et au camp Sangoulé Lamizana de Ouagadougou sont entendus ce dimanche matin. Des incidents sont également signalés à Kaya et Ouahigouya dans le nord du pays. 

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15h : Incendie du siège du parti au pouvoir

Le climat avec l’armée mais aussi avec la population est tendu. Selon l’AFP, des manifestants ont incendié le siège du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès, à Ouagadougou.

Ce matin, le ministre de la Défense du Burkina Faso, le général Barthélémy Simporé, a cependant assuré qu’aucun coup d’État ne serait en cours.

13h30 : Remplacement demandé des chefs de l’armée

Les militaires réclament le départ des chefs de l’armée et des « moyens adaptés » dans la lutte contre les groupes djihadistes qui frappent leur pays, selon un enregistrement sonore parvenu à l’AFP.

Ils demandent ainsi des « effectifs conséquents« , ainsi que le « remplacement » des plus hauts gradés de l’armée nationale, précise sous couvert de l’anonymat un militaire de la caserne Sangoulé Lamizana de Ouagadougou. Il a en outre souhaité « une meilleure prise en charge des blessés » lors des attaques et des combats avec les djihadistes, ainsi que « des familles des défunts ».

11h30 : Rassemblement dispersé

Une centaine de personnes ont tenté de se rassembler place de la Nation, en plein centre de Ouagadougou, pour exprimer leur soutien au mouvement des soldats. Elles ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les policiers, selon une correspondante de l’AFP.

Internet a été coupé dans la matinée, d’après des journalistes sur place.

Des habitants du quartier Gounghin ont rapporté à l’AFP que des militaires du camp Sangoulé Lamizana sont sortis de leur caserne, tirant des coups de feu en l’air, et ont bouclé le périmètre aux alentours de la caserne. Le périmètre autour de la caserne de la base aérienne était également bouclé par des soldats encagoulés tirant en l’air.

10h : « Aucune institution de la République n’a pour le moment été inquiétée »

Le ministre de la Défense du Burkina Faso, le général Barthélémy Simporé, a affirmé que « pour le moment« , aucune institution de la République « n’a été inquiétée« Dans son intervention à la télévision nationale, il a ajouté que les mouvements observés « dans quelques casernes » sont « localisés, circonscrits« , et qu’il était « en train de rentrer en contact avec ceux qui sont à la manœuvre pour comprendre les motivations« .

9h30 : Le gouvernement reconnaît les tirs, dément un coup d’État

Le gouvernement du président Roch Marc Kaboré a réagi ce matin en démentant une tentative de coup d’État.

Des informations véhiculées dans des réseaux sociaux tendent à faire croire à une prise de pouvoir par l’armée« , souligne un communiqué du porte-parole du gouvernement. « Le gouvernement, tout en reconnaissant l’effectivité de tirs dans certaines casernes, dément ces informations et appelle les populations à rester sereines« , ajoute-t-il.

Des habitants du quartier Gounghin ont affirmé que des tirs étaient toujours entendus en milieu de matinée au camp Sangoulé, qui abrite la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca).

 1h : Tirs entendus dans plusieurs casernes
« Depuis 01h du matin (GMT et locales), des tirs ont été entendus ici à Gounghin provenant du camp Sangoulé Lamizana« , a décrit à l’AFP un militaire de ce quartier situé à la sortie ouest de la capitale. Les habitants l’ont confirmé, évoquant des « tirs de plus en plus nourris« .

 

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Tirs entendu ce matin au Burkina, aux abords du camp militaire Lamizana Sangoulé.
Fanny Noaro-Kabré, correspondante.

Des coups de feu ont également été entendus dans un autre camp militaire de Ouagadougou, celui de Baba Sy, ainsi qu’à la base aérienne proche de l’aéroport, selon des sources militaires.

Les casernes de Kaya et Ouahigouya, dans le nord du pays, seraient aussi concernées selon des habitants joints par l’AFP.

Militaires détenus

C’est à la Maison d’arrêt et de correction des armées qu’est détenu le général Gilbert Diendéré, proche de l’ancien président Blaise Compaoré renversé en 2014. Le général Diendéré a été condamné à 20 ans de prison pour une tentative de putsch en 2015 et est actuellement jugé pour son rôle présumé dans l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara en 1987.

Plusieurs militaires sont détenus depuis mi-janvier pour des faits présumés de « tentative de déstabilisation des institutions« .

Parmi eux, le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, ex-chef de corps du 12e régiment d’infanterie commando. Il était jusqu’à présent commandant du groupement des forces du secteur ouest, engagées dans la lutte antiterroriste.

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