Présidentielle 2024: Bougane, Gackou, Abdourahmane Diouf, Déthié Fall : Pèsent-ils devant le grand Macky?
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Chronique du lundi! Par El Hadj Amadou Fall

Induire des changements heureux, profonds, pour la préservation et la revitalisation de notre patrimoine politique, faire basculer définitivement notre pays et l’Afrique sur la pente d’un destin fédéral rénové, ambitieux, d’un Sénégal réconcilié avec lui-même, voilà entre autres vœux, ce qu’attend le peuple sénégalais avec les prochaines élections présidentielles de février 2024. Mais, qui le lui donnera ? Chronique du lundi! Par El Hadj Amadou Fall

A la lecture de l’actualité politique dans notre pays, que voit-on ? Un bouillonnement politicien sans limite à l’occasion des parrainages. Des hommes et des femmes ingénieux qui rivalisent de prouesses et de promesses. Que d’inventivité chez eux, que de génie, que d’abnégation, que de don de soi pour mobiliser, éclairer, encadrer, motiver les citoyens sénégalais de l’intérieur comme de la diaspora, pour réussir le pari de la mobilisation et obtenir ainsi le nombre exigé par le subtil, vicieux et perfide système de parrainage.

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Et les chiffres de voler haut, très haut, jusqu’à donner le vertige pour un peuple dont on disait qu’il s’était distancié de la politique. Et, dans cette euphorie collective et les tambours médiatiques résonnent et redoublent d’intensité à l’envie, chacun à cœur joie, adoubant son candidat. Et, les moins nantis, les moins côtés des médias, malgré leur disponibilité, leur programmes progressistes, leurs visions de disparaître des radars, les manipulations des chiffres ayant eu pour un temps, gain de cause. Mais il nous faut savoir raison garder.

Les chiffres, aussi impressionnants qu’ils soient, n’ont jamais rempli  un vide, encore moins transformer un tocard en génie. Et ceci est d’autant plus vrai qu’il faut se méfier des chiffres dont Alfred Sauvy disait, parlant des statistiques, qu’«ils sont des êtres fragiles qui, soumis à la torture, livrent des aveux conformes au désir des bourreaux ». C’est dire que toute cette gymnastique politicienne aux allures fratricides pour le parrainage ne doit pas impressionner les esprits lucides.

Ce qui est important à savoir, ce qu’on attend des futurs candidats, ce n’est pas banalisation de notre vie politique par la ‘’folklorisation’’ des institutions mais, qu’ils chaussent les bottes non pas du diable, mais d’un Mandela auréolé de gloire, professant l’unité, le pardon la justice. C’est ce que l’on attend de notre classe politique     

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