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Des écoles sous les eaux, Des tables bancs en réparation: Une rentrée des enseignants difficile par endroit

Les conditions n’étaient pas réunies pour la rentrée des enseignants. En effet, dans certaines régions, le cadre n’était pas assez attrayant pour les accueillir. C’est le cas à Kaolack, Ziguinchor, Diourbel et dans la banlieue. Dès lors, les autorités mettent les bouchées doubles.

La rentrée des classes est mouvementée dans la région de Ziguinchor. Au Cem Boucotte sud, les manifestations qui avaient eu lieu au mois de juin ont laissé des traces. C’est le cas à Boucotte Est aussi. On évalue les dégâts et on s’affaire à des réparations. Bien que les enseignants soient bien présents. Il s’agit de panser ces plaies. Dans la région de Ziguinchor, dans presque 30 établissements scolaires, 11 écoles élémentaires, 9 collèges et 7 lycées risquent de connaître une rentrée mouvementée. Dans la région de Kaolack, des écoles sont envahies par les eaux et l’ouverture n’a pas été de tout repos à l’école Amadou Tanor Dieng à Passoire. Selon des informations, c’est impraticable pour le moment et c’est comme si la cour était une rivière ». C’est le cas à Gawane confronté à ces difficultés. Comme c’est aussi le cas à Tiofack avec des toilettes impraticables et des dalles qui menacent ruines. Dans la région de Diourbel, à Bambey, les camions hydro cureurs font le tour des établissements afin d’évacuer les eaux. A l’école Cem Tirailleurs, des mesures ont été prises. Une rentrée du corps professoral à deux vitesses à Diourbel. Les autorités mettent les bouchées doubles pour évacuer les eaux. Des camions font la navette pour endiguer le mal.

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Dans la banlieue Dakaroise dakaroise à l’école Elimane Ndiaye A et B, les conditions ne sont pas favorables pour une bonne rentrée des classes. Le personnel est présent mais les eaux usées règnent en maître et selon les autorités, il faut faire face. « Nous sommes quelque part pour des rencontres car les conditions ne sont pas réunies, mais nous sommes à pied d’œuvre et recevrons les élèves le 5 octobre », a indiqué un responsable. A Mame Yelli Badiane, le cadre impacte bien l’école et les autorités ont demandé aux responsables de redoubler d’efforts pour évacuer les eaux. A noter que cette dans même école, des enseignants tiennent des réunions pour trouver une solution avant l’arrivée des potaches

Le concept « Ubi tey jang tey » relancé

Dans la région de Saint-Louis, au Lycée Omar Foutiyou Tall, les emplois du temps distribués et le concept « Ubbi Tay jang tey » sera une réalité, si l’on se fie au Directeur. Dans cette région, l’administration et le corps professoral sont présents et la salle des profs a refusé du monde. Pour Khady Camara, enseignante, c’est la rentrée des enseignants et tout le monde est venu. « Nous sommes à la salle des professeurs et cette année, tout est mis en œuvre car on attend les élèves. Le concept « Ubbi tay jang tey » sera une réalité », fait-elle savoir. Une rentrée des classes difficile par endroits mais à l’école Nafissatou Niang à Dakar, les élèves sont attendus. Le directeur et les enseignants sont en réunion et attendent bien les potaches. Abdoulaye Mbaye : « Je leur fait le compte rendu de la réunion avec l’IEF et la situation des écoles.» Les salles de classe sont nettoyées et tout sera fin prêt.

Les agents des collectivités territoriales durcissent le ton

Cette rentrée des enseignants se tient dans un contexte difficile. Les agents des collectivités territoriales sont en grève. La délivrance des actes de naissance pose problème et les inscriptions des élèves ont démarré. Des parents d’élèves semblent avoir perdu le nord. Les grévistes imputent cette responsabilité aux autorités. Pour Moussa Cissokho, le Sg, depuis que le préavis a été déposé, le mutisme des autorités est ahurissant. « Voilà depuis le début nous n’avons pas reçu de convocation à part l’invitation du ministre de tutelle et du Directeur du centre public. Le ministre ne peut faire aucune proposition concrète et nous attendons des réactions. Nous avons en face des autorités qui restent muettes. C’est comme si ces derniers ne veulent pas régler la situation et veulent laisser les populations à leur triste sort », a dénoncé Cissokho. Selon notre interlocuteur, ils sont en attente d’être appelés à la table de négociation. La grève se poursuit pendant toute la semaine.

MOMAR CISSE

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