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Violences sur Sonko : Alioune Tine fustige une criminalisation de l’opposition
Violences sur Sonko : Alioune Tine fustige une criminalisation de l’opposition

DGE refuse de donner des fiches de parrainage à Sonko: Alioune Tine avertit, ‘’ce forcing nous mène droit au mur »

En se basant sur la décision rendue le 06 octobre par la Chambre administrative de la Cour suprême sur le Référé-Liberté introduit par Ousmane Sonko sur la violation de ses droits fondamentaux le directeur général des élections, Thiéndella Fall a répondu par la négative à la décision du CENA. Sur ce, le fondateur du Think Tank AfricaJom Center, a estimé que cette réticence est « une tentative délibérée » d’écarter Sonko de la prochaine présidentielle. Selon Alioune Tine, le Dge un « manque de respect » envers les décisions des organes régulateurs des élections.

La tension monte dans le paysage politique sénégalais à la suite de la décision controversée prise par le Directeur général des élections. Malgré l’injonction de la Commission électorale nationale autonome (CENA) demandant la remise des fiches de parrainage à Ousmane Sonko, il a opté pour le refus. Sa décision s’appuie sur un verdict antérieur rendu par la Chambre administrative de la Cour suprême.

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Le fondateur d’AfricaJom Center, Alioune Tine déplore cette attitude de l’organe chargé d’organiser les élections. Selon lui, Thiéndella Fall est disqualifié pour organiser une élection libre et transparente au Sénégal. « La Direction Générale des Elections (DGE) qui refuse de respecter la Décision du juge et l’injonction De la Commission Electorale Autonome (CENA), une régulation et un arbitrage du processus électoral impuissants à faire respecter la loi électorale par l’administration. Le Directeur Général des Elections est disqualifié par son attitude qui consiste à refuser délibérément les décisions des organes de régulation des élections », a écrit Alioune Tine. Avant de poursuivre: « Ces incidents ne sont pas mineurs pour un enjeu électoral aussi important que l’élection présidentielle. Il faut éviter des conséquences imprévisibles de cette attitude sur la Campagne électorale, sur le scrutin ou la situation post-électorale.

Si les normes juridiques et les décisions des institutions de régulation des élections ne sont pas respectées par l’administration cela met en risque la régularité et la transparence du processus électoral. C’est une transgression de l’Etat de droit et du suffrage universel ». Alioune Tine demande à ce qu’on arrête tout et qu’on se mette autour d’une table avant que l’irréparable se produise. « Depuis la découverte du pétrole et du gaz nous assistons à la dégradation de la démocratie, de l’Etat de droit, et surtout la crise de l’élection, de la gouvernance et de la sécurité, le Sénégal n’échappe pas à cette tendance. Il faut absolument que les acteurs politiques et de la société civile s’engagent dans un dialogue pour trouver un consensus pour un processus électoral crédible, transparent et inclusif », a-t-il indiqué.

Le défenseur des droits humains poursuit: « Car objectivement cette résistance de la DGE donne à voir une volonté d’exclure coûte que coûte Ousmane Sonko de la présidentielle, donc de rejeter toute décision juridique ou de la CENA susceptible de restaurer son éligibilité. Nous devons absolument éviter que le Sénégal connaisse la rupture démocratique connue dans certains pays de la sous/région. Car tous les ingrédients qui ont fait basculer certains de ces pays s’accumulent, arrestations et détentions, transgression des lois par l’administration, exclusion arbitraire d’un candidat sérieux de l’opposition à l’élection présidentielle. Il faut s’arrêter et dialoguer, ce forcing nous mène droit au mur ».

MADA NDIAYE

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