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Journalisme au Sénégal : Les nouveaux risques du métier 
Journalisme au Sénégal : Les nouveaux risques du métier 

Environnement Opérationnel des Journalistes: Le gouvernement de Diomaye Faye exhorté à prendre des mesures concrètes pour défendre la liberté des médias

Par une lettre datée du 5 mai 2024, six organisations internationales et régionales dédiées à la protection de la liberté de la presse, ont interpellé le gouvernement à donner la priorité à la protection de la liberté des médias, à l’accès à l’information et à la sécurité des journalistes. Selon le groupe, cela implique de condamner publiquement toutes les menaces et attaques, de mener des enquêtes approfondies sur toutes les attaques contre des journalistes et de veiller à ce que les responsables répondent de leurs actes.

Ce sont nommément Reporters sans frontières (RSF), ARTICLE 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest, Institut international de la presse, Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest, Initiative Paradigme (PIN) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) qui sont les signataires de ladite lettre. Celle-ci mentionne que pour faire progresser la liberté des médias et la sécurité des journalistes au Sénégal, l’administration du président de la République doit prendre des mesures pour « envoyer un message fort » selon lequel le Sénégal s’engage à protéger la liberté des médias et à assurer la sécurité des journalistes.

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La même source de souligner que cela profitera non seulement aux journalistes, mais renforcera également la démocratie sénégalaise et favorise une citoyenneté plus informée et engagée. « Nous exhortons votre gouvernement à prendre des mesures concrètes pour défendre la liberté des médias et la liberté d’expression et améliorer l’environnement opérationnel des journalistes au Sénégal. (…) En outre, le Sénégal devrait réformer les lois qui restreignent la liberté de la presse et la liberté d’expression, par exemple le Code de la presse et le Code pénal, conformément aux normes régionales et internationales. Il est également essentiel de garantir que les journalistes aient accès à l’information lors d’événements d’intérêt public, notamment les manifestations et les processus électoraux ; et maintenir l’accès à Internet et aux plateformes de médias sociaux à tout moment, surtout en période de conflit ou de troubles civils et politiques », ont suggéré dans leur lettre les six organisations.

Par ailleurs, il faut noter que les signataires révèlent qu’à la multiplication des attaques contre les journalistes sous l’administration précédente, ils appellent le président Faye à envoyer un signal fort en s’engageant à protéger et à défendre les journalistes. Ainsi, elles déclarent : « la nouvelle administration devrait donner la priorité à la liberté des médias et à la sécurité des journalistes ». Rappelons que cette présente lettre est adressée directement à toute une administration à savoir le Président Bassirou Diomaye Faye, le premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique, M. Alioune Sall et le ministre de la Justice M. Ousmane Diagne. Ainsi, pour rappel, RSF, PIN, CPJ et Cie ont ajouté « qu’au fil des décennies, le Sénégal s’est distingué en Afrique par son ferme engagement en faveur de la liberté de la presse ». Toutefois, poursuit la lettre, « nous sommes préoccupés par la multiplication des attaques contre le journalisme indépendant et la liberté d’expression au Sénégal, en particulier au cours des trois dernières années. Alors que vous assumez vos fonctions de président, nous vous exhortons à saisir cette opportunité pour protéger et défendre la liberté des médias et restaurer la position du pays en tant que phare de la liberté de la presse et de la démocratie dans la région ».

Dans le même ordre d’idées, il faut noter que la lettre estime que le Sénégal a l’obligation aux niveaux régional et international de faire respecter les libertés fondamentales en vertu de divers traités, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture et autres actes cruels et inhumains ou Traitement ou peine dégradants. « Il est également important d’entreprendre des réformes rapides pour transformer les médias d’État afin qu’ils soient responsables envers le public et fournissent des informations qui sont dans l’intérêt public. Il est également essentiel de renforcer l’indépendance de l’organisme de régulation des médias audiovisuels tout en lançant un dialogue inclusif et participatif sur la régulation des médias sociaux », a enfin relevé la lettre.

Mamadou Sow

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