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Escroquerie foncière : une émigrée établie aux USA grugée par sa famille

Ce litige foncier met en opposition des membres d’une même famille. Émigrée établie aux États-Unis, Fatou D. s’est fait arnaquer lors de l’achat d’un terrain que son cousin Ndiap N. avait acquis à Keur Massar.
Ndiap N. s’est retrouvé au gnouf à cause d’une sombre histoire d’escroquerie foncière. Il aurait floué sa cousine, Fatou D. de 4 millions francs. C’est en 2008 que le mis en cause a été approché par Fatou S., épouse de son oncle maternel. Celle-ci lui a proposé de vendre un de ses terrains, sis à Keur Massar, à son homonyme Fatou D. qui réside elle, aux États-Unis. Ce que Ndiap N. qui était à l’époque en France, a accepté. Il a ainsi fixé le prix de vente de la parcelle à 4 millions francs. Somme que Fatou D. a versé à sa tante, mais depuis la transaction, elle peine à muter le terrain à son nom.
Dans un premier temps, elle a été grugée par l’individu qui était chargé de faire les démarches administratives à hauteur de 500.000 francs. C’est ainsi que les documents ont été récupérés et Ndiap refusait à son tour de leur remettre sa pièce d’identité, d’après la plaignante qui a tout de même clôturé le terrain en attendant d’avoir l’autorisation de construire. Après plusieurs années de négociation, Ndiap a pris l’engagement de muter la parcelle à ses frais. Mais, il n’a pas tenu promesse. Accusé d’escroquerie, Ndiap a été appréhendé et placé sous mandat dépôt.
À la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, le prévenu a tenté de faire porter le chapeau à son oncle et son épouse, Fatou S. Il a juré n’avoir jamais reçu les 4 millions de francs. « C’est mon oncle qui se chargeait de toutes mes affaires. Il n’est pas étonnant qu’il détienne mes documents personnels. D’ailleurs grâce à lui, j’avais acquis quatre terrains, avant d’en revendre deux. Le terrain que prétend acheter Fatou D. c’est lui qui s’en occupait », a défendu le prévenu.
Des allégations que Ndiamé S., représentant de la partie civile, a balayées d’un revers de main. Selon lui, Ndiap N. a bel et bien reçu les 4 millions de francs que sa tante Fatou S. lui a remis en main propre. Ce que celle-ci a corroboré lors de sa déposition. Aïssatou D. alias Ndella, mère de la plaignante, a embouché la même trompette. D’ailleurs un acte de vente signé par le prévenu, les témoins dont Fatou S. et Fatou D., a été brandi par la partie civile.
Document contesté par le prévenu qui nie être présent au moment de la transaction. En guise de réparation, les avocats de la partie civile ont réclamé 50 millions francs. Le maître des poursuites ayant requis l’application de la loi pénale, les conseils de la défense ont sollicité le renvoi des fins de la poursuite.
D’après eux, la partie civile a été en réalité grugée par Fatou S. et sa mère, Aïssatou alias Ndella D. Pour finir, les robes noires ont demandé une liberté provisoire pour leur client qui croupit en prison depuis plusieurs jours. Une requête que le tribunal a rejetée. Le délibéré est attendu le 2 octobre prochain..

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