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Gestion de la CEDEAO: Bassirou Diomaye Faye a-t-il des atouts pour faire revenir les trois pays de l’AES ?

Lors de leur dernier sommet à Abuja au Nigeria ce dimanche, les dirigeants de la CEDEAO ont donné mandat au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye pour être le négociateur entre les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel et l’organisation communautaire qui veut les voir revenir en son sein.

C’est une mission délicate qui attend le nouveau dirigeant sénégalais, au vu des positions qui semblent séparer les deux blocs désormais en place en Afrique de l’Ouest. La veille de ce sommet du bloc ouest-africain qui lui a donné mandat, les dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous trois dirigés par des militaires, se sont réunis à Niamey pour un premier sommet qui a acté un pas de plus dans leur éloignement de la CEDEAO, en signant un document, créant ainsi la Confédération des États du Sahel.

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La CEDEAO qui tente de leur faire entendre raison depuis quelques mois, a de nouveau assoupli sa position en faisant lever la plupart des sanctions contre le Bamako, le Ouagadougou et le Niamey. Mais les dirigeants de ces trois pays ont indiqué que leur décision est « irrévocable ». Vers la fin du mois de mai dernier, Bassirou Diomaye Faye, nouvellement élu à la tête du Sénégal, a effectué une tournée dans ces trois pays pour tenter de convaincre les militaires de revenir sur leur décision. Mais les trois dirigeants continuent pour le moment le chemin qu’ils ont choisi.

Le président sénégalais pourra-t-il réussir cette mission que d’aucuns qualifient déjà de difficile ? C’est ce que nous allons tenter d’analyser dans ce papier. Mais pour le moment, la CEDEAO craint une désintégration de l’espace communautaire.

Lors de son sommet à Abuja dimanche, la CEDEAO, qui a déjà appelé les dirigeants de l’AES à revoir leur position, a exprimé sa préoccupation sur les conséquences des départs du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour eux-mêmes et pour le bloc sous-régional. « Le retrait des trois pays portera un coup dur à la coopération en matière de sécurité, notamment en terme de partage de renseignement et de participation à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région », a indiqué Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la CEDEAO.

Pour lui, le départ de ces trois pays pourrait entrainer la désintégration de l’organisation. Cela pourrait « conduire à un isolement diplomatique et politique sur la scène internationale dans la mesure où les pays ne pourront plus bénéficier du soutien du bloc en cas de candidatures de leurs citoyens à des postes internationaux au sein de l’Union africaine, des Nations unies et des organismes similaires », selon lui. Il a aussi souligné que le retrait des pays de l’AES affectera les conditions de voyage et d’immigration de leurs citoyens, car ils auront désormais besoin de visa pour se déplacer dans la sous-région.

De même que des individus de ces pays ne pourront bénéficier des facilités mises en place par la CEDEAO dans le cadre de la création d’entreprises. « Sur le plan économique et financier, le retrait de ces trois États membres pourrait entrainer l’arrêt et la suspension de tous les projets et programmes mis en œuvre par la CEDEAO dans ces trois pays et dont la valeur est estimée à plus de 500 millions de dollars américains », ajoute le président de la Commission. Pour autant, le bloc ouest-africain ne ferme pas ses portes aux trois États du Sahel. Il les invite plutôt à revenir. C’est d’ailleurs pourquoi des chefs d’État ont été choisis pour mener la facilitation auprès des dirigeants militaires.

Outre le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye qui doit mener des négociations avec les dirigeants militaires du Sahel, la CEDEAO a également demandé au chef de l’État togolais Faure Gnassingbé de le seconder. La CEDEAO a aussi salué l’initiative du président Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau de soutenir les efforts de facilitation entre la CEDEAO et plus spécifiquement le Burkina Faso, et donc auprès d’Ibrahim Traoré.

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