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HAMIDOU DIEDHIOU, SG du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS): ‘’L’école est menacée, les enseignants sont menacés’’
HAMIDOU DIEDHIOU, SG du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS): ‘’L’école est menacée, les enseignants sont menacés’’

HAMIDOU DIEDHIOU, SG du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS): ‘’L’école est menacée, les enseignants sont menacés’’

Malgré la revalorisation des salaires, la grève menace une partie du secteur de l’enseignement comme en atteste ce préavis de grève déposé par Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS) Motifs : Le statut des décisionnaires qui n’a pas eu la diligence nécessaire de la part des autorités, entres autres points. 

Pouvez-vous revenir sur le préavis de grève déposé dernièrement sur la table du ministère de la fonction publique par le S.E.L.S ? 

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En fait, c’est un préavis qu’on a déposé depuis vendredi dernier, conformément aux conventions 87 et 97 de l’OIT (Organisation International du Travail) mais également en respect de la législation du travail en vigueur au Sénégal. Un préavis de grève qui tourne autour de 8 points. Il est vrai que la question enseignante, la question de l’école sénégalaise dépasse largement ces 8 points. Le premier c’est la question de l’organisation du statut des décisionnaires. Pour les décisionnaires, on a demandé de modifier le décret 2006 /392, de modifier ensuite le décret 74/347, ce qui pourra régler totalement la question des décisionnaires. Malheureusement, le ministre de la Fonction publique ne l’a pas compris comme tel, il ne s’intéresse qu’à un seul point, c’est-à-dire la modification du décret 74/347, encore que cette modification tarde parce que le décret modifié nous a été annoncé depuis le mois de mai et jusqu’à ce jour, il n’est pas encore modifié. Or, la question des décisionnaires est d’autant plus cruciale, profonde et urgente qu’elle ne doit pas attendre. Nous avons demandé à le rencontrer depuis longtemps mais on n’a pas pu avoir cette audience. Donc si on n’a pas de place pour dire ce que l’on veut, on utilise ce que la loi nous donne comme règle pour faire valoir notre parole ou pour nous faire entendre, en gros c’est ça le préavis qu’on a déposé.

En quoi est-il opportun de perturber encore l’espace scolaire, vu que le Gouvernement avait procédé récemment à une augmentation de salaire des enseignants ?

Oui, l’école sénégalaise, les enseignants, c’est d’abord l’augmentation des salaires, c’est ce qui participe à la revalorisation de leur fonction, mais ce n’est pas seulement ça qui tient l’école. Il y a d’autres questions de fond liées à la carrière de l’enseignant. Ces questions-là qui, si on n’a pas la possibilité de rencontrer l’autorité, d’en parler et de trouver solution dans la plus grande quiétude et au profit de l’école sénégalaise, on fait recours à ce que la loi nous donne, parce que, nous notre objectif, notre rôle c’est de défendre l’école et les enseignants. Ici, l’école est menacée, les enseignants sont menacés. Les décisionnaires ont un traitement ridicule. Mais nous si on demande à l’autorité de venir discuter avec nous en tant que Syndicat sur la question et qu’on ne voit pas cette autorité, on alerte sur la base d’un dépôt de préavis de grève. Le préavis, je le rappelle, ne mène pas tout de suite à un plan d’action. Un préavis, c’est une alerte, c’est un appel à la négociation, un appel à la discussion autour de questions précises. Et si l’autorité comprend cette alerte, cet appel, la décrypte, normalement les négociations sont ouvertes, les discussions sont engagées, les solutions trouvées et si les solutions sont trouvées, heureusement pour nous, nous allons tout de suite passer à autre chose. Il y a d’autres aspects, des questions de programme, des questions de curricula, ce sont des questions qui nous préoccupent, mais ça, celle liée à la question des décisionnaires ne doit pas attendre. Donc, notre souhait est que le ministre nous entende pour trouver des négociations. Le SELS, en tant que Syndicat devant s’occuper de la carrière des enseignants et de leur devenir, nous ne devons pas nous arrêter pour dire que puisque l’Etat a augmenté, on continue à regarder les gens comme ça et ne pas s’occuper d’autres questions plus urgentes, c’est ça le sens de ce préavis. Notre premier objectif, c’est de faire en sorte que l’école puisse garder sa quiétude, sa stabilité mais si et seulement si l’autorité nous prête une oreille attentive.

Comment se portent les enseignants libres du Sénégal dans cette année académique 2022-2023 ?

Comme tous les enseignants, ce sont des enseignants du Sénégal dans un système éducatif avec des difficultés, les enseignants décisionnaires, les enseignants qui font partie des 5000 recrutés et qui, malheureusement attendent d’être intégrés dans la fonction publique et ne peuvent pas l’être, ont besoin des écoles que l’on finance. Malheureusement, on ne finance plus les écoles, les projets d’école ont été systématiquement retirés. Nous saluons cette augmentation, c’est un effort énorme que le Gouvernement du Sénégal a fait, mais cela ne signifie pas que tous les problèmes sont réglés.

A cet effet, que risque l’école sénégalaise dans les jours ou semaines à venir ?

Notre souhait, c’est vraiment qu’on n’arrive pas à des perturbations et on le dit très honnêtement. Nous sommes des parents d’élèves, nous n’avons pas envie de voir notre pays encore dans un système infernal de grèves, nous avons été du côté des enseignants pour les défendre et si nous sentons que leurs intérêts, leur carrière et l’école, qui est l’outil, sont menacés, on se lève, on élève la voix et on les défend. Nous pensons que le Gouvernement va bien décrypter notre message pour que nous ne puissions pas arriver à cette situation. En tous cas, c’est notre souhait le plus ardent, si on l’a, on aura ce que l’on veut, mais si à la fin du mois de préavis, on ne sent pas le Gouvernement, en tant que Syndicat, nous prendrons toutes nos responsabilités.

Si jamais vos revendications ne sont pas satisfaites à temps voulu, quelle démarche adopteriez-vous pour y faire face ?

«Comme je l’ai dit tantôt, c’est d’user de ce que la loi nous donne pour nous faire entendre, pour amener le Gouvernement à satisfaire nos revendications et le moment venu, on le dira. Dans tous les cas, nous déclinerons notre feuille de route pour dire ce que nous allons faire.

Pourquoi ne pas s’adresser directement à votre ministre de tutelle ?

Dans notre préavis de grève, il y a des questions qui lui sont directement adressées, mais dans ce cas précis, il y a des questions qui ne le concernent pas. Lui également en tant que ministre depuis sa prise de fonction, je dois le reconnaître, il a rencontré le Syndicat pour une prise de contact, mais ça s’est limité à ça, nous ne sommes pas allés au fond de la discussion. La rencontre n’a pas permis d’apporter des questions liées au récépissé du protocole de 2022. Lui également, il est concerné, il est pointé du doigt dans ce préavis de grève-là. On ne le sent pas du côté des enseignants, la preuve, quand l’enseignant dit qu’il faut recruter suffisamment d’enseignants pour que l’école ait beaucoup d’enseignants qui s’occupent des enfants, et qu’on ne le voit pas, c’est grave. Que chacun assume ses responsabilités, nous en tant que Syndicat on assume, mais eux aussi n’ont qu’à assumer la leur».

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