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Installation d’un nouveau régime au Sénégal: L’avenir de l’axe Dakar-Paris en question

Le Sénégal change de régime. Avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye, une nouvelle ère s’ouvre dans le pays. Un grand espoir est porté sur le nouveau président, porte-étendard d’un « Projet » de rupture sur tous les plans ou presque. Dans la gouvernance diplomatique et ses relations avec les partenaires traditionnels du Sénégal, notamment, le successeur de Macky Sall est très attendu. Sur ce registre, les relations entre Paris et Dakar suscitent un grand intérêt. 

Quels seront les relations du régime Bassirou Diomaye Faye avec les pays partenaires ? Cette question trouve un début de réponse dans la première déclaration du président nouvellement élu. Quelques heures seulement après la publication des premières tendances qui lui ont été largement favorables, le successeur du président Macky Sall a assuré à la communauté internationale que le Sénégal « restera le pays ami et l’allié sûr et fiable de tout partenaire qui s’engagera (…) dans une coopération vertueuse, respectueuse et mutuellement productive ».

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Un discours empreint d’ouverture mais aussi de fermeté, envers les partenaires sénégalais. Parmi ceux-ci, la France occupe un rang assez particulier. Premier investisseur et surtout premier partenaire commercial du Sénégal, la France voit cependant son image vaciller. Le vaste sentiment « antifrançais » grandissant en Afrique est bien entretenu au Sénégal par une opinion de plus en plus convaincue de la nécessité de «rompre » les amarres avec l’ancien colonisateur.

La France a ainsi beaucoup perdu en influence. Si bien que le président Emmanuel Macron, ayant senti la force de ce vent, crie désormais la fin de la Françafrique. « Cet âge de la Françafrique est bien révolu », disait-il en mars 2023, à Libreville, lors du ‘’One Forest Summit’’ (Sommet pour la préservation des forêts, Ndlr). Quelques jours plutôt, c’est depuis la capitale française qu’il esquissait la fin du « pré carré » français en Afrique de l’ouest. Le retrait des forces françaises au Mali, au Burkina et au Niger était déjà entamé. Cette «fin» est-elle voulu ou imposée ? L’un dans l’autre, le besoin de réajustement des rapports avec l’Afrique se lit au quotidien dans le propos du gouvernement français. Jusqu’à ce jeudi 28 mars quand, à la suite de Macron, le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères confirme que la France « est pleinement mobilisée pour travailler avec les nouvelles autorités (Sénégalaises) sur l’ensemble (des) priorités communes et au service (des) peuples ».

Paris semble avoir compris que ce besoin d’émancipation des peuples ne se nie pas et fait les yeux doux au nouveau président sénégalais, né plus de vingt ans après les indépendances. La France a tout à gagner en restant dans les bonnes grâces des nouvelles autorités sénégalaises dont l’enthousiasme n’a jamais été débordant à son égard. Le nouveau régime Diomaye Faye, qui a très vite rappelé que sa victoire à l’élection était « avant tout, celle du peuple pour la défense de la souveraineté », a déjà annoncé la couleur avec son idée de… battre monnaie. Une éventualité qui extirperait de facto la France de la politique monétaire du Sénégal.

En attendant les premiers jalons qui se déclineront après la prise de pouvoir de Diomaye Faye, le chantier reste immense sur l’axe Dakar-Paris à un moment où la France, premier partenaire politique du Sénégal perd de l’altitude dans la région. Mais, le cordon sera-t-il aisément rompu ? L’avenir y répondra… 

Elhadji Mansor Ndiaye

  

 

 

 

 

 

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