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Nouveaux séismes en Turquie : quels sont les risques de tsunamis ?

L’évolution récente de la sismicité sur la faille est-anatolienne, dans le sud-ouest de la Turquie, pose la question de la potentielle réactivation de la faille du Levant, mais également celle du risque de tsunami dans la région.

Alors que les répliques sismiques se succèdent dans le sud de la Turquie suite aux deux puissants  ayant dévasté la région le 6 février dernier, l’inquiétude se fait de plus en plus vive sur une potentielle déstabilisation d’autres grandes structures géologiques qui caractérisent cette région du globe. Car si les séismes étaient jusqu’à présent clairement localisés sur la  est-anatolienne, de plus en plus de répliques se situent désormais sur l’extrémité sud de la faille, notamment les deux derniers séismes qui ont secoué la région de Hatay hier soir.

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Un regain d’activité au niveau du point triple

Or, il s’agit là d’une zone extrêmement sensible d’un point de vue tectonique. C’est en effet ce que l’on appelle un . C’est là exactement que se rencontrent trois plaques tectoniques différentes : la plaque arabe, la plaque africaine et la plaque anatolienne. Les frontières entre ces trois plaques sont ici marquées par trois grandes structures tectoniques : la faille est-anatolienne qui sépare la plaque arabe du bloc anatolien et dont la rupture soudaine a généré les récents et puissants séismes, la faille de la mer Morte (aussi appelée faille du Levant) dont l’orientation nord-sud marque la limite entre les plaques arabe et africaine, et la zone de  de Chypre qui sépare la plaque africaine du bloc anatolien. Or, ces trois structures majeures se connectent au niveau de la province de Hatay, qui enregistre ces dernières heures un important regain d’activité sismique.

Et cette évolution de la sismicité est pour le moins préoccupante, pour deux raisons, comme le souligne Mustapha Meghraoui de l’Institut Terre et Environnement de Strasbourg. Premièrement, car tout comme la faille est-anatolienne avant les séismes du 6 février, la partie nord de la faille du Levant présente elle aussi un déficit de glissement depuis plusieurs siècles.

D’après une étude produite en 2018, ce déficit serait d’un minimum de deux mètres le long de la faille, faisant craindre depuis plusieurs années la survenue d’un violent séisme. Les  qui s’opèrent actuellement sur la partie sud de la faille est-anatolienne pourraient ainsi déstabiliser et réactiver le segment nord sous tension de la faille du Levant, situé à proximité immédiate, provoquant potentiellement une nouvelle catastrophe.

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