Organisation de l’élection présidentielle : La plateforme ‘’’Fippu’’ annonce une série de manifestations

Après sa mise sur pied, le Front de résistance (FDR) a décliné sa feuille de route ce jeudi. En conférence de presse, ledit front a informé qu’un premier rassemblement aura lieu ce samedi à partir de 15h. «A l’origine, c’est un rassemblement du Front pour la défense de la démocratie mais puisque nous avons décidé d’unir nos forces, nous invitons tous les leaders à cette manifestation qui aura lieu ce 2 mars au terrain de Grand Yoff», a informé Pr Babacar Gueye, membre de la société civile.

Loin de se limiter à cela, le FDR a, aussi, informé que ses membres seront dans les rues de Dakar les 6 et 9 mars : «des rassemblements sont aussi prévus les 6 et 9 de ce mois», ajoute Pr Babacar Gueye. Une manière, pour eux, de réitérer leur «engagement indéfectible» envers la constitution, la démocratie et l’État de droit.  «Face à cette situation, nous ferons échec à toute tentative de violation de notre Constitution et assureront la préservation de notre souveraineté nationale», promettent-ils.

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Revenant sur les motifs de cet engagement, le FDR a indiqué que «ce dimanche 25 février 2024, privant les sénégalais de leur droit constitutionnel à élire leur prochain Président, Macky Sall a rompu avec tradition républicaine de prés 60 ans orchestrant ainsi un affront sans précédent à notre démocratie.  En annulant délibérément l’élection présidentielle, il a non seulement violé notre Constitution mais aussi défié ouvertement l’autorité du Conseil constitutionnel. Malgré la décision irrévocable du 15 février 2024 d’organiser dans les meilleurs délais le scrutin, avant la fin de son mandat prévu le 2 avril. 2024, le président persiste dans son refus, révélant ainsi une intention claire de déstabiliser et de manipuler le processus électoral à son avantage».

Aussi, signent-ils, «en choisissant de s’écarter de la tradition sénégalaise de transfert pacifique du pouvoir avant la fête de l’indépendance, Macky Sall a volontairement choisi de plonger notre nation dans une crise constitutionnelle, avec pour dessein évident de conserver le pouvoir par des voies illégitimes. Cette violation de la Constitution, masquée sous un simulacre de dialogue, vise à prolonger indûment son mandat, créant un vide juridique dangereux et une gouvernance illégitime. Nous sommes face à une trahison nationale, une attaque frontale contre les principes mêmes de notre République. Nous ne pouvons pas accepter cette entrave à notre démocratie ni aucune manœuvre visant à dérober notre droit souverain à l’autodétermination». S’adressant aux partenaires techniques, financiers et aux acteurs économiques nationaux et internationaux, 16 des 19 candidats validés et une frange de la société civile diront : «Toute collaboration avec le régime illégitime de Macky Sall après le 2 avril 2024 sera considérée comme une complicité dans la déstabilisation de notre pays. Les contrats signés sous cette gouvernance illégitime seront sujets à révision, voire à annulation».

Et au chef de l’Etat, ils lui demandent de «cesser toute tentative de conclusion de contrats qui engageaient l’avenir du Sénégal et de ses ressources. Toute initiative législative visant à établir l’impunité sous couvert d’amnistie sera combattue avec la plus grande fermeté».

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