Prélèvement de conformité fiscal: L’Acis crie à l’arnaque 

L’Acissociation des commerçants et industriels du Sénégal –(ACIS) a fait face à la presse hier, pour contester la nouvelle mesure prise par le gouvernement portant sur le prélèvement de conformité fiscal (PCF). 

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Un prélèvement de taxe anormal, c’est ce que dénonce l’Association des commerçants et industriels du Sénégal –(ACIS), estimant que cette nouvelle mesure insensée, impopulaire, injuste et hors norme menace ce secteur de disparition et dirige le pays vers une crise socio-économique sans précédent. « Si c’est un impôt, le procédé de prélèvement est anormal et lui vide toute sa substance. Et c’est plus qu’une arnaque car il n’existe nulle part dans le monde un tel mode d’imposition. Cet impôt va retarder considérablement les délais d’enlèvement des conteneurs, ce qui va engendrer des conséquences négatives sur le doing business au Sénégal. Donc il est en porte à faux aux accords de Bali en Indonésie du 07 décembre 2013,  dont l’un des éléments est la célérité dans les procédures douanières », ont fait savoir les commerçants. Le Pcf n’est qu’une gymnastique fiscale opérée par le gouvernement avec la soi-disant suppression de certaines taxes pour, en réalité, en créer d’autres plus lourdes. Cet impôt va avoir des incidences insupportables sur le quotidien des Sénégalais, du fait de son taux très élevé entre 12,72% à 16,32%, selon la catégorie. « Tous les arguments avancés pour justifier ce prélèvement sont fallacieux. Le seul fait qui justifie cet acharnement est la surcharge de l’Etat du Sénégal qui doit revoir à la baisse son train de vie », ont déclaré les commerçants. Ainsi, ils alertent l’opinion sur la situation en précisant que ce fameux PCF n’est rien d’autre qu’une taxe sur la consommation au moment où les Sénégalais souffrent de la cherté des prix des denrées. « Certes tout le monde doit payer l’impôt, mais qu’on le fasse dans les règles de l’art. C’est tout le sens de nos différentes saisines sans suite de la direction générale des impôts et domaines pour collaboration. Nous restons toujours figés dans cette position et invitons le Ministre à suspendre cette mesure et à ouvrir incessamment des discussions », disent-ils, appelant à des concertations responsables.

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