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Tensions préélectorales: Les autorités interdisent une manifestation de l'opposition
Tensions préélectorales: Les autorités interdisent une manifestation de l'opposition

Présidentielle 2024, affaire Sonko: Le Sénégal face aux risques de déstabilisation

À moins de quatre mois de l’élection présidentielle sénégalaise prévue en février 2023, le climat politique est extrêmement tendu dans le pays. En cause, l’emprisonnement depuis juillet dernier de l’opposant Ousmane Sonko, principal rival du président Macky Sall, qui attise la colère d’une part croissante de la population.

Dans un article ce 9 novembre, le site d’information panafricain Le Temps Afrique dresse le tableau préoccupant d’un pays menacé par la déstabilisation. Entré en grève de la faim début octobre, Ousmane Sonko dénonce un « complot » ourdi contre sa candidature à la présidentielle. Il est soutenu dans sa démarche par ses partisans, qui n’excluent pas de recourir à l’armée pour « préserver la démocratie », à l’image des coups d’État militaires qui secouent actuellement plusieurs autres pays de la région.

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Pourtant, la plupart des experts interrogés jugent peu probable le scénario d’un putsch au Sénégal. Le pays jouit en effet d’une tradition démocratique vieille de plus de 60 ans et d’une armée considérée comme républicaine. « Notre armée est fidèle à la Constitution », assure Alioune Tine, directeur du think tank sénégalais Africajom Center, cité par Le Temps Afrique.

Les confréries religieuses musulmanes, qui prônent historiquement la tolérance et le consensus, sont également vues comme un facteur de stabilité. « Elles agissent comme des digues contre le « djihadisme », analyse le chercheur Thierno S.D. Niang. Néanmoins, le média relève que « tous les ingrédients sont présents pour des troubles » dans le pays. D’autant que l’épreuve de force entre pouvoir et opposition se joue aussi devant la justice. Le 17 novembre prochain, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) doit statuer sur l’éligibilité d’Ousmane Sonko à la présidentielle, dont le pouvoir cherche à l’écarter selon l’opposition. « Quand l’État cesse d’être un État de droit, tout devient possible », alerte Habib Diop, cadre du parti d’Ousmane Sonko interrogé par Le Temps Afrique. Un avis partagé par Tidiane Sarr, autre responsable du Pastef, qui estime qu' »il y aura des manifestations » si Sonko « est empêché de se présenter ». Dans ce cas, « l’armée devra alors se ranger du côté du peuple », dit-il.

Autant de propos qui traduisent la tension extrême dans laquelle est plongé le Sénégal, dont la stabilité pourrait vaciller si la justice n’arbitre pas rapidement  et de manière équitable cette crise politique majeure. Le spectre de la déstabilisation plane sur ce pays longtemps considéré comme un îlot de démocratie en Afrique de l’Ouest.

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