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Présidentielle en Russie : Trois (03) candidats en lice contre Poutine ?

Lors de l’élection présidentielle russe qui se déroule du 15 au 17 mars, Vladimir Poutine fera face au nationaliste Leonid Sloutski, au communiste Nikolaï Kharitonov et à l’homme d’affaires Vladislav Davankov, trois candidats qui soutiennent tous indirectement le maître du Kremlin, assuré de remporter un nouveau mandat de six ans. Un unanimisme qui interroge l’utilité d’un scrutin joué d’avance.

À partir du vendredi 15 mars, quelque 112 millions d’électeurs russes sont invités à se rendre aux urnes pour choisir leur président. Face à Vladimir Poutine, au pouvoir depuis un quart de siècle en tant que président ou Premier ministre, trois candidats sans envergure joueront les faire-valoir lors d’une élection en forme de plébiscite en faveur du maître du Kremlin.

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Leonid Sloutski (Parti libéral-démocrate de Russie), Vladislav Davankov (Parti du Nouveau peuple) et Nikolaï Kharitonov (Parti communiste) seront les seconds rôles de cette chorégraphie électorale, soit quatre de moins que lors de la précédente élection, en 2018.

Le signe d’un rétrécissement de l’espace politique, estime l’ancien ambassadeur de France en Russie et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et Stratégiques (Iris), Jean de Gliniasty.

Candidat mais pas trop

Une performance qui ne devrait pas faire trop d’ombre à Vladimir Poutine qui n’a essuyé aucune critique lors de cette campagne, bien au contraire. Dès sa désignation, en décembre 2023, le fervent nationaliste Leonid Sloutski, 56 ans, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Douma (la chambre basse du parlement russe), avait annoncé la couleur en prédisant auprès de l’AFP « une victoire énorme » pour Vladimir Poutine.

Tout aussi virulent, Nikolaï Kharitonov, vétéran de la vie politique et déjà prétendant en 2004, a focalisé son programme sur la nationalisation de la production et une politique sociale en faveur d’une hausse de la natalité, deux grandes orientations qui rejoignent les aspirations du parti majoritaire, Russie unie.

Enfin, Vladislav Davankov, 39 ans, est le benjamin des candidats. Cet homme d’affaires promeut une liberté accrue pour les entreprises et un renforcement du rôle des régions. Vice-président de la Douma, dont le parti détient 15 des 450 sièges, il soutient lui aussi largement la politique de Vladimir Poutine. Selon les détracteurs du pouvoir, ces trois faux adversaires de Poutine, intégrés au système politique russe, ont une fonction précise : canaliser le mécontentement de diverses strates de la société et donner un vernis pluraliste au vote, alors que l’opposition réelle a été laminée par des années de répression.

En 2018, Vladimir Poutine, qui continue de bénéficier d’un soutien sincère d’une large partie de la population russe, avait récolté près de 77 % des voix, supérieur de 14 points au scrutin de 2012. Aux commandes du pays depuis près d’un quart de siècle en tant que président ou Premier ministre, l’indiscutable maître du Kremlin n’a toujours pas adoubé de successeur. En 2020, il a fait modifier la loi russe pour lui permettre de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036.

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