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Production de sel à Sédhiou: Les pénibles conditions de travail des femmes

Dans la région de Sédhiou, de nombreuses femmes s’engagent dans la transformation du sel pour subvenir aux besoins de leur famille, principalement dans les départements de Sédhiou et de Goudomp, le long du fleuve Casamance. En parallèle de la pêche, le fleuve de Soungrougrou représente une source de revenus pour ces femmes qui se consacrent à la transformation du sel, fournissant ainsi les marchés locaux.

Cependant, cette transformation artisanale du sel est effectuée avec des outils rudimentaires, ce qui a des répercussions sur la santé des travailleuses. Fatou Dabo, résidente du village de Tambana Ba et actrice dans ce domaine depuis plus de deux décennies, explique dans des propos recueillis par Le Quotidien : « Au début de la production, nous ramassions du sable au bord du fleuve. C’est ce sable salé qu’on met sur un tissu suspendu en haut avant d’y verser l’eau du fleuve, pour ensuite recueillir l’eau filtrée dans un récipient.

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Après cela, c’est cette eau qu’on va bouillir dans de grosses casseroles. Et au fur et à mesure que ça bout, on dégage les saletés avant d’obtenir du sel après plusieurs jours de travail. C’est un long processus, cela demande beaucoup de bois et d’énergie. »

En plus de la pénibilité du travail, ces femmes ne disposent d’aucun équipement de protection, exposant leur santé à de grands risques. Fa­toumata Biaye, transformatrice de sel dans la commune de Bambali, souligne : « Nous souffrons énormément après la transformation, car nous n’utilisons pas de gants, ni de bottes, ou encore de protections contre la forte chaleur, puisque le sel, à l’état de transformation, brûle.

Les femmes de la commune sont très fatiguées, nous n’avons pas de matériel pour la production de sel, même pour la riziculture, nous cultivons avec nos mains. C’est toujours avec nos propres matériels archaïques que nous travaillons, la chaleur et la fumée nous fatiguent. Arrivées à la maison, nous sommes obligés d’utiliser l’huile de karité pour éviter l’effet de la chaleur sur notre état de santé. » Après l’opération de production de sel, chaque femme peut obtenir environ 5 ou 6 sacs, qu’elle écoule entre 5 et 7 mille francs le sac.

Au Sénégal 75% des sels de cuisine ne sont pas adéquatement iodés » tel est la conclusion d’une étude sur l’évaluation de la qualité du sel de cuisine consommé au Sénégal. Réalisée dans le cadre de l’Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (IOSRS), l’étude avait pour objectif principal d’évaluer par iodométrie la teneur du sel consommé au Sénégal en iode et son niveau de contamination en éléments traces métalliques (ETM) et autres minéraux inorganiques.

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