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Psychose en Syrie: Le pays est confronté à une pénurie de médecins

L’exode des blouses blanches vers l’étranger, conséquence du marasme économique qui sévit dans le pays, et la difficulté à recruter de nouveaux diplômés menacent certaines spécialités de disparition.

A intervalles rapprochés ces derniers mois, des acteurs de la santé dans la Syrie gouvernementale ont mis en garde contre le délabrement du secteur médical : entre 30 % et 60 % des blouses blanches auraient quitté le pays depuis le début du conflit, en 2011, selon des estimations, et l’exode se poursuit. Tirant la sonnette d’alarme, en mai, le chef du syndicat des médecins des environs de Damas, Khaled Moussa, a estimé que des spécialités étaient menacées de disparition, comme l’anesthésie. Les praticiens en oncologie, en chirurgie vasculaire ou en neurologie se sont aussi raréfiés.

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Une pénurie qui risque de s’accroître dans les territoires contrôlés par le régime : à cause de la dégradation des conditions de vie liée à la grave crise économique, des médecins continuent de partir, jusque vers le Yémen en guerre, selon Khaled Moussa. Et des étudiants vont poursuivre leur cursus à l’étranger, soit pour acquérir une meilleure spécialisation, soit pour fuir le service militaire obligatoire.

« Tout le monde se plaint en Syrie du manque de spécialistes », rapporte Mariam (elle n’a donné que son prénom), une Syrienne réfugiée au Liban qui souffre de problèmes cardiaques et s’est rendue récemment dans son pays natal pour y subir une intervention chirurgicale, moins coûteuse qu’à Beyrouth. « La détérioration est générale, reprend-elle. Les hôpitaux manquent d’équipement, ils sont devenus sales. Mes proches restés sur place s’y habituent, mais, pour moi, cela a été un choc. Il est difficile aussi de se procurer un traitement : les prix des médicaments ont flambé. C’est comme si la situation ne devait jamais s’arranger en Syrie. »

Au Liban comme en Syrie, dont les désastres économiques sont intimement liés, la santé est devenue un casse-tête pour les plus vulnérables, mais la Syrie reste moins onéreuse.

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