Vague de libération des « détenus politiques »: La Raddho parle de « kidnapping »

Des détenus libérés par vague et qui ont déjà rejoint leurs domiciles respectifs, sans aucune forme de procès. L’approche n’est pas du goût de la Raddho qui assimile ainsi les arrestations opérées lors des manifestations à un « kidnapping ».

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A Dakar ce sont près de 300 détenus qui ont été libérés mais d’aucuns ont fait des témoignages glaçants. Des récits aussi complexes les uns que les autres. La Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho) dénonce la manière et n’écarte pas de saisir les juridictions internationales pour lutter contre le cas de tortures. En effet, depuis le jeudi, ce sont près de 500 personnes qui ont été libérées. Ces dernières étaient en prison et poursuivies pour troubles à l’ordre public ou participation à des manifestations non autorisées. Il s’agit aussi une manière de pacifier l’espace politique. Certains n’ont pas eu recours à aucune procédure judiciaire.

La Radhho l’assimile à du kidnapping.  Interpelé sur cet état de fait, Sengane Senghor explique que « même dans la façon dont ils ont été libérés il y a à revoir. Car des informations font état d’absence de liberté provisoire et tout bonnement on a ouvert les prisons pour leur demander de rentrer chez eux. Cela est un kidnapping », a dénoncé Senghane Senghor. A l’en croire, des cas de torture auraient également été notés dans les prisons. Et pour notre interlocuteur, il y a violation de la convention internationale contre cette pratique. « Il faut rappeler que notre pays est signataire de la convention internationale contre la torture. On ne peut comprendre qu’en 2023-2024 qu’on l’on soit à ce niveau. Ces actes ne doivent pas rester impunis. Nous n’excluons pas d’introduire des plaintes.  Sinon nous irons vers les juridictions internationales », regrette-t-il. Il encourage la libération de détenus qui hument l’air de la liberté et qui doivent se faire selon les normes de la justice.

Par ailleurs, des détenus sont pris en charge par Suma assistance car les conditions de détention étaient trop rigides. Certains détenus souffrent de maladies de la peau et d’autres pathologies. « Des maladies dermatologiques sont notées et on risque de se retrouver avec la gale. Avec la chaleur et la fatigue aussi », a reconnu le Dr Babacar Niang, chef de Suma assistance. Dans le même ordre d’idées, il existe des cas de maladies sexuellement transmissibles (IST). « On leur ouvre des dossiers et puis on suit près de 5 personnes le soir et on doit aussi continuer nos activités. On essaie de voir avec les encadrements, leur fournir un dossier médical complet et des analyses. On peut prendre près de 10 personnes par jour », a laissé entendre le Dr Babacar Niang.

MOMAR CISSE

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