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Polio en Ukraine: L’OMS déclare officiellement la fin de l’épidémie
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Vaincre la « POLIOMYELITE »: Badara Dafé plaide pour la vaccination

La poliomyélite pourrait être la deuxième maladie éradiquée dans le monde après la variole. Vacciner un enfant peut l’aider à échapper à cette pathologie mortelle et handicapante. D’où le plaidoyer de Badara Dafé qui a contracté cette maladie à bas âge et qui a pu faire face.

Ingénieur consultant et informaticien, Badara Dafé a su vaincre la poliomyélite. Très tôt, il a contracté la maladie qui n’a cependant pas freiné ses ambitions. « C’était très difficile, car c’est une maladie invalidante. Il faut avoir des moyens pour se rééduquer et être fonctionnel. Malgré mon handicap, j’ai pu faire des études. Je n’ai pas fréquenté une école spécialisée car il n’y en avait pas. J’ai réussi à faire mes études correctement et aller à l’université de Paris Saclay. A la fin de ma formation, j’ai eu un DEA en informatique et j’ai travaillé en France quelques années avant de rentrer au Sénégal pour rejoindre la BCEAO Siège », narre-t-il.

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Son engagement pour la lutte contre cette maladie est dû à une reconnaissance. « Quand j’ai commencé à travailler, je me suis dit que je ne pouvais pas rester sans rien faire. A titre personnel, j’ai aidé des personnes à mobilité réduite, notamment des personnes atteintes de poliomyélite. J’ai offert des béquilles, des appareils, entre autres. Mais, je ne pouvais pas faire autre chose. J’ai rencontré un ami médecin engagé dans cette action, qui m’a parlé d’un combat pour l’éradication de la poliomyélite. Je me suis renseigné sur Internet pour comprendre l’objectif de ce combat. Je me suis rendu compte que Rotary a beaucoup fait pour la lutte pour l’éradication de la polio.

Depuis le lancement de son programme PolioPlus en 1985, le Rotary a alloué plus de 1,7 milliard de dollars et d’innombrables heures de bénévolat pour vacciner plus de 2,5 milliards d’enfants dans 122 pays. Ces efforts sont consentis en relation avec l’OMS et l’UNICEF. Je me suis dit qu’il fallait que je m’engage avec Rotary pour éradiquer cette maladie mortelle et invalidante, qui peut être évitée par la vaccination. C’est pourquoi, je me suis engagé au Rotary. En plus de lever des fonds pour l’achat de vaccins, nous œuvrons dans la sensibilisation pour permettre aux familles de prendre conscience qu’il faut vacciner les enfants afin d’éviter cette maladie », raconte-t-il. En ce sens, il a initié des rencontres avec des enfants handicapés, comme au centre Talibou Dabo. « Nous ne sommes pas loin du but pour éradiquer la poliomyélite », clame-t-il, optimiste, avant de regretter que certains enfants n’aient pas la chance qu’il a eue. « Ils sont dans une tranche d’âge de 0 à 5 ans et n’ont rien demandé. Je rends hommage à ma mère qui m’a toujours soutenu que je puisse m’en sortir », se réjouit-il.

M. Dafé invite les pouvoirs publics et les familles à avoir une démarche inclusive pour aider ceux qui vivent avec un handicap à réussir et à pouvoir s’intégrer dans la société. « A ce titre, j’ai fait quelques propositions à des députés, dans le cadre de la préparation d’un projet de loi pour inciter les entreprises à embaucher des personnes à mobilité réduite à compétence égale et à les aider à s’intégrer. Beaucoup de personnes vivant avec un handicap n’ont pas eu la chance d’aller à l’école », regrette-t-il. En ce sens, il indique qu’il y a des métiers qui ne nécessitent pas d’effort physique, comme l’électronique, l’artisanat, entre autres ; métiers qu’ils peuvent faire et gagner leur vie avec dignité. « Le travail permet d’avoir cette reconnaissance. Il faut également travailler à rendre accessibles les lieux publics et les transports aux personnes souffrant de handicap.

En direction des familles, il ne faut jamais négliger la vaccination, parce que cette maladie est mortelle et incurable. Le vaccin contre la poliomyélite ne coûte pas cher, aujourd’hui (elle est d’ailleurs incluse dans le PEV au Sénégal), et par conséquent, il faut que les familles vaccinent les enfants pour leur éviter de mourir ou d’être condamnés à vivre avec les séquelles de cette maladie », suggère-t-il.

NGOYA NDIAYE

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