C’est un réquisitoire sans concession que vient de dresser l’Ong Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA). Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, l’organisation appelle à une mesure radicale pour faire face à la situation critique des finances publiques selon le texte de Seneweb..
Pour l’organisation de défense des droits humains, le maintien de certains mécanismes financiers ne cadre plus avec les réalités du terrain. Le Sénégal traverse une zone de turbulences avec la crise de la dette et ses corollaires : crise du transport, incertitudes sur l’avenir des universités, climat social en ébullition (grève dans les secteurs de la santé, de l’éducation, entre autres).
« Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), fidèle à sa mission de défense des droits humains, de promotion de la bonne gouvernance et de l’équité sociale, exprime sa profonde préoccupation face au maintien de mécanismes financiers opaques et de structures institutionnelles redondantes, en déphasage avec les principes constitutionnels d’égalité, de transparence et de bonne gestion des ressources publiques au Sénégal », souligne ADHA dans son communiqué parcouru par le site d’information en ligne.
Rappelant au régime actuel ses « engagements de rupture » et de « rigueur dans la gestion des finances publiques », ADHA appelle solennellement à des mesures structurelles fortes dont la première est : « la suppression des fonds communs et des caisses opaques ».
Selon l’organisation, ces « privilèges opaques » (fonds communs, Ndlr) alloués à certains corps de fonctionnaires ainsi que les caisses spéciales ou fonds discrétionnaires attribués à certaines hautes institutions, notamment à la Présidence de l’Assemblée nationale ou à toute autre entité publique, sont contraires aux principes d’équité et de transparence. Par conséquent, ils doivent être supprimés.
« Ces mécanismes, hérités de pratiques anciennes, constituent des privilèges excessifs, peu transparents et difficilement justifiables au regard des exigences de bonne gouvernance. Ils portent atteinte au principe d’égalité devant les charges publiques et doivent être abolis dans le respect strict des dispositions constitutionnelles », martèle l’ONG.
Pour rappel, face à la situation financière « extrêmement difficile » héritée du régime précédent exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, la semaine dernière, des mesures drastiques en avril 2026, incluant la suspension des voyages « non essentiels » des membres du gouvernement à l’étranger.
Le Sénégal affronte une dette élevée d’environ 130 % du PIB. Le pays a évité de justesse un défaut de paiement en remboursant environ 471 millions de dollars (270 milliards FCFA) de dette extérieure avant l’échéance du 13 mars 2026.
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