Uploader By Gse7en
Linux rewmi 5.15.0-164-generic #174-Ubuntu SMP Fri Nov 14 20:25:16 UTC 2025 x86_64
Capture decran 2026 04 21 a 16.51.33

Violences policières au Sénégal : Amnesty dénonce des morts entre 2025 et 2026

Les violences policières continuent de provoquer des décès au Sénégal, a alerté mardi le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, tout en appelant l’État à faire toute la lumière sur ces cas récents.

S’exprimant lors du lancement du rapport annuel 2025-2026 de l’organisation, il a regretté que l’attention reste focalisée sur les événements de 2021-2024, alors que des morts ont encore été enregistrées entre 2025 et 2026. Il a notamment évoqué des cas de jeunes décédés à la suite d’interventions policières à Rosso et à Dakar.

Selon lui, ces situations exigent des enquêtes rigoureuses et transparentes. Il a toutefois salué la volonté des autorités d’équiper les forces de l’ordre de caméras pour filmer leurs interventions, une mesure susceptible de renforcer la redevabilité en cas d’incidents.

Revenant sur les événements politiques de 2021 à mars 2024, qui ont fait des dizaines de morts, Seydi Gassama a déploré l’absence de justice pour les victimes et leurs familles. Ni les blessés, ni les personnes arrêtées ou victimes de torture n’ont encore obtenu réparation, a-t-il souligné, estimant que des délais excessifs équivalent à un déni de justice. Il a insisté sur la nécessité d’établir les responsabilités, rappelant qu’on ne peut accepter que des pertes en vies humaines restent sans suite.

Des avancées sur le droit de manifester

Malgré ces préoccupations, Amnesty International Sénégal note des progrès dans le respect du droit de réunion pacifique. Selon Seydi Gassama, l’année 2025 et le premier trimestre de 2026 ont été marqués par une amélioration notable de la liberté de manifester.

Il relève que de plus en plus de rassemblements sont autorisés, qu’ils soient organisés par des organisations de la société civile, des partis politiques ou des coalitions. Les autorités administratives, notamment les préfets, ont également fait preuve d’ouverture en sollicitant parfois la médiation d’acteurs civils pour désamorcer les tensions.

Ces évolutions traduisent, selon lui, une volonté des pouvoirs publics de mieux garantir ce droit fondamental, même si des efforts restent nécessaires pour consolider durablement les acquis et assurer pleinement la protection des citoyens.

Vérifier aussi

INCENDI DAAKA

Un incendie vite maitrisé sur un secteur du Daaka de Médina Gounass

Les sapeurs-pompiers ont maitrisé un incendie qui s’est déclaré dans la nuit de lundi à …