La section du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué de presse, les syndicalistes dénoncent une « trajectoire très préoccupante » qui, selon eux, menace la stabilité et le fonctionnement de l’institution, après « douze années de construction et de sacrifices ».
Ils estiment que l’avenir de plus de 60 000 étudiants est désormais compromis.
Face à cette situation, la section SAES/UN-CHK rappelle que toute la communauté universitaire s’est longtemps mobilisée. « Le personnel d’enseignement et de recherche (enseignants-chercheurs, tuteurs, enseignants associés) a multiplié les sacrifices. Pendant de nombreuses années, les enseignants n’ont pas pris de vacances et ont travaillé sans relâche pour rattraper les retards », souligne le syndicat, ajoutant que le personnel administratif et technique s’est également « investi sans relâche ».
Aujourd’hui, dénonce le SAES, « la gestion de l’actuel Recteur » a tout changé. Depuis seize mois, l’UN-CHK souffrirait d’une « mal gouvernance inqualifiable », avec une accumulation de dysfonctionnements :
« Deux conseils académiques en 16 mois en violation des textes en vigueur ; une seule réunion de coordination en 16 mois ; la marginalisation des instances ( remplacées par un “cabinet” informel composé d’agents à la retraite et de personnes externes) ; plus de 50 contrats de travail arrêtés sans concertation avec les structures concernées ; la négligence de la pédagogie dans la gouvernance institutionnelle ( activités pédagogiques non budgétisées) ».
Les syndicalistes jugent la situation « extrêmement préoccupante ». À huit semaines des vacances académiques, l’université n’aurait toujours pas démarré l’année 2025-2026. Les étudiants orientés depuis octobre 2025 n’ont pas pu commencer leur cursus. L’image et la crédibilité de l’établissement se détériorent chaque jour, tandis que le personnel est confronté à l’incertitude et à la démotivation.
Face à ce constat, le SAES/UN-CHK refuse de se taire. Il alerte solennellement l’État, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), la communauté universitaire et l’opinion publique. « L’UN-CHK est un patrimoine national. Elle ne peut être sacrifiée par une gouvernance non inclusive, tâtonnante et défaillante », martèle le syndicat.
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