Elections Présidentielle de 2024: Pr Daouda Ndiaye déclare sa candidature
Elections Présidentielle de 2024: Pr Daouda Ndiaye déclare sa candidature

Cours International sur le Paludisme : Des décideurs en conclave à l’Ucad 

L’université Cheikh Anta Diop de Dakar a abrité hier le cours international sur la lutte contre le paludisme. Des décideurs et responsables de programmes de lutte contre le paludisme vont échanger pendant 5 jours sur les stratégies de prévention et d’éradication de cette pathologie en Afrique. 

L’Afrique est fortement touchée par le paludisme. Pour y faire face, des décideurs et responsables de programmes paludisme sont à Dakar pour prendre part au cours international sur la lutte contre cette pathologie. Selon le doyen de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie, Pr Barra Ndiaye, ce cours est une activité de renforcement de capacité et se tient pour la première fois au Sénégal. « Elle permet de former des décideurs de santé publique pour la mise en œuvre des politiques de santé pour faire face aux contraintes économiques et attentes. Il s’agit de renforcer les capacités des participants pour lutter contre le paludisme », dit-il.

Et de poursuivre: « Le rapport mondial de la lutte contre le paludisme montre une hausse des nouveaux cas. Mais, au Sénégal une baisse a été notée en 2019 avant de constater une légère hausse en 2020. Ainsi des efforts ont été faits à savoir le diagnostic rapide, la chimio prévention du paludisme, les trois doses administrées aux femmes enceintes et la distribution de routine de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action ». A l’en croire , ce cours participe à l’animation scientifique de l’université avec ce programme riche et permet aux participants d’avoir tous les aspects de la lutte contre le paludisme. 

Pour Dr Daniel Ngamije, directeur du programme mondial de lutte contre le paludisme de l’OMS, des efforts pour la lutte contre le paludisme ont mobilisé tout le monde. « Ce cours regroupe 32 pays dans le cadre du transfert de compétences de l’université Harvard et l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. « C’est un effort conjoint de renforcement de capacités parce que ce sont les gestionnaires de programme qui planifient les différents programmes et stratégies de lutte contre le paludisme qui mobilisent les efforts et qui mettent en œuvre les programmes arrêtés de diagnostic de prise en charge et de surveillances », laisse-t-il entendre. Et d’ajouter: « La situation actuelle montre une stagnation ces trois dernières années, des
progrès ont été réalisés jusqu’à 2020. Il y a beaucoup d’efforts pour la gestion de la morbidité et la mortalité du paludisme qui n’ont pas continué à avancer dans ce domaine ». Ce qui lui fait dire que sur le plan global, les objectifs n’ont pas été atteints ainsi que les cibles. « Il y a un déficit et il faut relever ce défi pour tous nos programmes pour les objectifs fixés en 2025 et 2030 et qui sont en alignement avec les objectifs mondiaux de lutte contre le paludisme et même la réduction des maladies infectieuses. Il y a aussi le défi de la mobilisation financière, toutes les interventions de la prise en charge et diagnostic ont un coût et doivent être supporté avec nos partenaires. Les chefs d’État avaient pris l’engagement de dépenser plus de 15% des produits intérieurs brut, cela n’est pas encore fait mais il y a des efforts à faire », indique-il. 

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Pr Moussa Baldé, l’Afrique est fière d’accueillir ce premier cours au niveau mondial qui est en réalité le premier cadre des décideurs responsables de la lutte contre le paludisme. « Le choix porté sur l’université sénégalaise Cheikh Anta Diop à travers le centre de recherche de gémonies appliquées de la faculté de médecine se justifie parfaitement. C’est la reconnaissance du leadership africain et sénégalais en particulier en matière de bonne gouvernance de la qualité des enseignants et des chercheurs dans la gestion des maladies tropicales, dans la lutte contre les pandémies et maladies chroniques, l’éradication du paludisme est possible grâce à tous les acteurs qui oeuvrent sur des niveaux différents », dit-il.

Et renchérir: » L’Afrique est fière de ses fils qui ne cessent de rehausser le niveau et la mise en place de plateforme de recherche au niveau des universités ». Ainsi, il laisse entendre que le chef de l’État a procédé récemment à l’équipement des laboratoires de recherche et s’inscrit dans la dynamique de relever les plateaux médicaux pour avoir des résultats. 

NGOYA NDIAYE 

À propos Mor Fall

Vérifier aussi

Conseil constitutionnel: Le dernier dialogue du grand Manitou

Lundi et mardi, le président Macky Sall va  rencontrer les forces vives de la Nation …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *