Le Premier ministre Ousmane Sonko l’avait annoncé lors de son passage à Mbour : les Sénégalais doivent se préparer à des situations extrêmement difficiles en raison de la crise au Moyen-Orient. Le ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, va plus loin en évoquant une possible hausse des prix des produits énergétiques dans les jours à venir. Un scénario difficile à éviter, selon le professeur d’économie à la FASEG, Amath Ndiaye.
Il estime qu’au-delà des produits énergétiques, d’autres biens importés pourraient également subir les impacts de cette crise. Pire encore, il considère que cette situation risque d’amplifier la crise de la dette déjà existante.
Les effets de la crise au Moyen-Orient viennent ainsi s’ajouter à une conjoncture économique déjà difficile au Sénégal. Le professeur Amath Ndiaye plaide pour un consensus économique national. Crise de la dette, dégradation de la notation du Sénégal et répercussions de la crise au Moyen-Orient constituent un cocktail explosif susceptible d’impacter négativement l’économie sénégalaise. Selon Amath Ndiaye, si des mesures adéquates ne sont pas prises, le pays risque de se retrouver dos au mur.
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