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Début de la campagne électorale : Une élection sans favori

La campagne électorale a débuté ce samedi. Quinze jours pour convaincre. C’est dire que les choses sérieuses commencent pour les 19 candidats en lice. Ils ont un temps réduit pour vaincre la réticence de nombre de sénégalais trop souvent indécis du fait des profils qui s’offrent à eux dont certains leur sont inconnus. En
effet, malgré la diversité des candidatures, il n’y a que deux pôles : celui du pouvoir et celui de l’opposition. Pour le pouvoir, Amadou Bâ est en pole position avec dans ce camp, les Boun Abdallah Dione, Aly Ngouye Ndiaye, Mame Boye Diaw, etc. Et dans celui de l’opposition, il y a une dualité entre Khalifa Sall de Taxawu Sénégal et Bassirou Diomaye Faye qui a dans son camp, les Habib Sy, Cheikh Tidiane Dièye, Déthié Fall, Dr Abdourahmane Diouf, etc. Il va de soi que certains candidats comme Thierno Alassane Sall, Boubacar Camara et bien d’autres peuvent assumer leur appartenance à l’opposition, mais ils n’ont pas forcément la même vision politique que les Patriotes. Or, avec la fragilité aussi bien des camps du pouvoir que de l’opposition, il n’y a pas de favori dans cette élection.

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Amadou Bâ semble, avec le dernier remaniement, voir ses souteneurs évincés de l’attelage gouvernemental
comme la presse l’a longuement laissé entendre. C’est dire que le soutien dont il devait bénéficier de la part de ses partisans est encore sujet à caution. Bâ semble avoir une opposition dans son propre camp. Mais, en face, il y a aussi une opposition divisée. En effet, les bisbilles entre les partisans de Khalifa Sall et de Ousmane Sonko vont avoir des répercussions négatives en cas notamment d’un second tour. Pis, cette dualité pourrait être exploitée par le pouvoir qui, si son candidat arrive au second tour avec l’appui du Parti démocratique sénégalais, pourrait plus facilement convaincre Khalifa Sall que ne le ferait le candidat de Yewwi.

Le Pds n’a pas cependant dit son dernier mot lui qui a intenté un recours devant la Cour suprême. Bien sûr, Khalifa garde également toutes ses chances ou de gagner ou de sortir au second tour. Mais, le cas échéant, son soutien sera de taille pour n’importe quel camp. C’est dire que cela a été une erreur stratégique pour l’opposition d’afficher une dissension grave aux conséquences néfastes. Toutefois, les effets d’un tel état de fait pourraient être atténués par les divisions et autres coups bas observés au sein d’une majorité qui développe un jeu ambigu dans une élection à enjeux complexes. Comme quoi, tout peut arriver dans cette élection. Personne ne
dira qu’il a été surpris de voir élire tel ou tel candidat même si Amadou Bâ, Diomaye Faye et Khalifa Sall ont une certaine longueur d’avance sur les autres.

Mais les plus jeunes comme Anta Babacar Ngom et Pape Djibril Fall ont aussi leur partition à jouer. L’obstacle majeur pour tous est l’impréparation et le fait qu’aucun candidat n’aura le temps de vraiment développer son programme. Or, les sénégalais ont vraiment besoin de s’imprégner davantage des projets de société des uns et des autres et la quintessence des programmes économiques proposés.

Assane Samb

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