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ECONOMIE / Mbagnick Diop : ‘’Nous ne devons pas nous contenter des miettes et de la sous-traitance du pétrole’’

 Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS), Mbagnick Diop, salue les dispositions prises par les pouvoirs publics sénégalais pour permettre au secteur privé local de tirer profit du pétrole et du gaz, tout en leur demandant d’éviter de faire en sorte que les opérateurs économiques du pays se contentent des ‘’miettes’’ et des activités de sous-traitance.

Le président du MEDS est d’avis qu’‘’il faut faire en sorte que les entrepreneurs locaux trouvent leur compte dans l’exploitation du pétrole et du gaz’’, dont le démarrage est prévu à la fin de cette année. ‘’Il faut que ça bouge et que nous ne nous contentions pas des miettes et de la sous-traitance. Il faut éviter cela’’, a prévenu  M. Diop dans une interview accordée à la rédaction de l’APS. ‘’Nous sommes satisfaits mais il faut que nous nous positionnions. Il faut éviter que les majors du pétrole produisent et appuient sur un bouton pour que l’argent se retrouve à l’étranger’’, dans les pays d’origine de ces grandes compagnies, a-t-il averti.

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Selon lui, de nombreux opérateurs économiques sénégalais se sont lancés dans une opération de ‘’mise à niveau’’ pour être en mesure de tirer profit des hydrocarbures que le pays s’apprête à produire après la découverte d’importants gisements pétroliers et gaziers au Sénégal et l’implantation dans le pays de grandes compagnies pétrolières.

 

Le pays s’apprêtant à se lancer dans la production de pétrole et de gaz, ‘’il faut que les retombées soient au rendez-vous’’, a soutenu Mbagnick Diop. Il estime que l’Etat a suffisamment impliqué le secteur privé à la préparation de l’économie pétrolière et gazière. ‘’L’Etat nous a impliqués. Nous travaillons avec lui en bonne intelligence’’, s’est réjoui le président du MEDS.

Plusieurs entreprises sénégalaises ont créé des entités dédiées à l’économie du pétrole et du gaz, selon lui. ‘’C’est à nous de mettre les bouchées doubles et d’éviter que cette opportunité soit gâchée comme on l’a fait ailleurs’’, a-t-il dit en citant l’exemple du Nigeria, l’un des plus grands producteurs africains de pétrole, où ‘’il n’y a presque pas d’électricité’’ dans de nombreuses parties du pays.

‘’Le Sénégal a une approche positive de l’exploitation du pétrole’’, a ajouté Mbagnick Diop.

Sur la question concernant l’institutionnalisation d’une  »rencontre périodique » entre le chef de l’Etat et le patronat, le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS), Mbagnick Diop, suggère  »l’institutionnalisation » d’une rencontre périodique tous les trois mois entre le président de la République et le secteur privé, en vue d’échanger avec des acteurs qui créent de la richesse et investissent au Sénégal.  »Aujourd’hui, il y a une sorte de frustration du secteur privé quand on voit le président de la République recevoir certaines catégories sociales, comme les lutteurs et les artistes », a relevé le président du MDES, s’exprimant dans un entretien avec l’APS, dont il était l’invité de la rédaction.

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Selon Mbagnick Diop,  »le secteur privé qui constitue la colonne vertébrale de l’économie et qui crée de la richesse au Sénégal devrait être la priorité ». Aussi a-t-il suggéré l’institutionnalisation d’une rencontre, tous les trois mois, entre le président de la République et le patronat.  »A titre privé, on le [le président de la République] voit. Çà, il n’y a aucun souci. Mais, je parle du patronat et du secteur privé », a-t-il précisé, en faisant allusion à cette audience du chef de l’Etat avec le patronat annoncée depuis le mois de février.

Il considère que  »c’est important même pour le président de la République de rencontrer des acteurs qui sont sur le terrain et qui investissent au Sénégal ».  »Nous ne quémandons rien, mais le secteur privé a juste besoin de sentir qu’il y a l’Etat à ses côtés », a souligné M. Diop, donnant l’exemple de pays, comme la France, la Chine et le Maroc, où le président est souvent accompagné lors de ses déplacements à l’étranger par une forte délégation de chefs d’entreprise.

»Un pays se développe par son secteur privé », a soutenu le président du MEDS, insistant sur la nécessité de mettre en avant  »le patriotisme économique et la préférence nationale ».

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