Journée de Vote symbolique au Sénégal: Le 25 février gravé en noir 

Des sénégalais se sont rendus ce dimanche dans leurs lieux de vote habituels pour observer ce qu’ils considèrent comme un « deuil » électoral suite à la décision du chef de l’Etat de décaler la date de l’élection présidentielle. 

Ces citoyens ont ainsi répondu à l’appel de la plateforme FC 25 regroupant le collectif des 16 candidats sur les 19 retenus par le Conseil constitutionnel pour prendre part au scrutin. Cheikh Tidiane Dièye, l’un d’entre eux a estimé que ce dimanche 25 février est une « triste » journée dans l’histoire de la démocratie sénégalaise. « Le président Macky Sall a humilié les sénégalais. Nous sommes entrés dans l’ère de l’anormalité. Il a été le premier président du Sénégal à en décider ainsi », a notamment dit le candidat de la coalition ‘’Président bi ñu bëgg’’ depuis le département de Pikine. D’autres candidats (officiels) à l’image d’Aly Ngouille Ndiaye ont également effectué un vote symbolique. 

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De la même manière, une bonne partie de la société civile a marqué l’évènement, à l’image de la plateforme ‘’Aar Sunu Election’’ (protéger notre élection). 

Veille du dialogue

Par ailleurs, cette journée du 25 février, correspond à la veille du lancement du dialogue national lancé par le chef de l’Etat. Ces concertations qui devraient durer deux jours, sont organisées avec les forces vives de la Nation pour fixer une nouvelle date de l’élection présidentielle et régler la question d’une éventuelle vacuité du pouvoir au lendemain du 2 avril 2024, marquant la date officielle de la fin du mandat du président Sall. Mais, ce dialogue qui s’ouvre ce lundi devra se tenir sans la présence d’une bonne partie de l’opposition et, surtout, de l’écrasante majorité des candidats à l’élection présidentielle. En effet, des 18 candidats opposés à celui de la majorité, seul l’ancien Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a répondu favorablement et explicitement à l’appel de Macky Sall.

Le candidat de la coalition ‘’Dionne 2024’’ justifie sa participation à ces travaux par la gravité de la situation et la rupture du consensus politique.  Toutefois, il insiste sur le fait que « la publication par le Conseil constitutionnel de la liste des 19 candidats rend caduque » toute idée de reprise du processus. Quant au candidat Idrissa Seck, sa participation ou non au dialogue reste un mystère.

Depuis l’annonce du report de l’élection, le candidat de la coalition ‘’Idy 2024’’ s’est emmuré dans un profond silence.  Malgré toutes ces divergences et cette ambiguïté, le chef de l’Etat compte tenir le dialogue qui, selon lui, devrait permettre de trouver des consensus sur le déroulé du processus électoral.

A défaut, le Conseil constitutionnel sera à nouveau saisi ; l’avis du juge des élections sera ainsi déterminant pour la tenue de la présidentielle et l’installation du futur président de la République.

EMN

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