Souveraineté Pharmaceutique: L’industrie locale comme solution 
Souveraineté Pharmaceutique: L’industrie locale comme solution 

Souveraineté Pharmaceutique: L’industrie locale comme solution 

La directrice  de la pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA) tenue une conférence  sur la thématique de l’approvisionnement en produits pharmaceutiques principalement sur « Résilience des centrales d’achats face aux urgences  sanitaires », en marge du forum international pharmaceutique. Fatou Faye Ndiaye Déme a préconisé la mise en place d’une industrie locale pour faciliter la souveraineté Pharmaceutique. 

 Le 22e forum international pharmaceutique a servi de tribune à la directrice de la pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA) de revenir sur la gestion de la Covid 19. « La pandémie a montré des stocks lents et un déficit des produits pour la prise en charge. Ainsi, nous avons rajusté et réorganisé en nous ouvrant au monde extérieur. Il s’agissait pour nous de sécuriser les stocks afin de faire face aux éventuelles pénuries dès l’apparition du 1er cas de Covid 19 en Chine », dit-elle. Et de renchérir : « Il a été met en place un plan d’acquisition aux nouveaux besoins de la Covid 19, l’intégration de la PNA dans le dispositif de la riposte, l’amélioration des conditions d’approvisionnement et la bonne mise en œuvre des recommandations ».

En ce concerne les points à améliorer, la directrice de la PNA fait état de la non prise en compte du secteur privé pharmaceutique, le renchérissement des coûts d’achat des médicaments, le refus des titulaires des marchés à maintenir les prix contractuels, l’annulation de certaines commandes du fait des restrictions, l’exigence pour certains fournisseurs d’acomptes, la rareté des moyens logistiques de transports ayant entrainé des retards dans la livraison des médicaments inessentiels et par certaines catégories et l’achat par les partenaires de produits Covid. « 90% des produits sont importés dans les industries pharmaceutiques », renseigne-t-elle. 

A l’en croire, les défis pour les centrales d’achat restent les problèmes de financement par les politiques de gratuité, l’autonomisation financière et mécanisme efficace de mobilisation, l’intégration effective de tous les produits de santé, la disponibilité des ressources humaines, le renforcement du partenariat public-privé, l’optimisation du stockage et de la distribution vers le dernier kilomètre et participer à impulser une nouvelle dynamique à l’industrie pharmaceutique locale. Pour y arriver, les acteurs recommandent de disposer d’un environnement juridique favorable, la capacité de stockage aux normes, les ressources financières adaptées, la visibilité des stocks sur toute la chaine et la disponibilité en nombre suffisant des ressources.

Les principales recommandations du forum 

A la clôture dudit forum, l’Inter ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA)  a formulé des recommandations. Il s’agit de renforcer le monopole pharmaceutique en intensifiant la lutte contre l’exercice illégal de la profession et sécuriser le circuit du médicament, d’accélérer le développent de l’industrie pharmaceutique en Afrique subsaharienne et renforcer la coopération sud-sud, d’harmoniser les curricula de formation des pharmaciens en Afrique, d’adopter de nouveaux textes réglementaires et législatifs prenant en compte les nouvelles missions du pharmacien et de poursuivre le processus de reconnaissance de l’IOPA auprès de l’Union Africaine et des Institutions sous régionales

Au titre de l’Inter-syndicat des pharmaciens d’Afrique (ISPHARMA), il a été recommandé de réviser le modèle économique de l’officine pharmaceutique par la valorisation de la formation, de réfléchir à la mise en œuvre de la digitalisation dans le secteur pharmaceutique par le respect de l’éthique professionnel, de la déontologie et dans l’Intérêt de la santé publique et de constituer un acte unique incluant les principales recommandations et résolutions qui seront portées officiellement à l’attention des responsables des pays membres des instances. L’agence de régulation pharmaceutique a invité d’encourager les Etats à la mise en place d’agence indépendance de régulation des pharmacies, d’accélérer le processus de ratification de l’agence africaine de médicaments par les états pour l’harmonisation de la réglementation pharmaceutique et d’encourager les Etats à la ratification de la convention des victimes sur la criminalisation du trafic illicite des médicaments.

L’Association Africaine des centrales d’achats de médicaments essentiels (ACAME) préconise de renforcer la sécurité de la chaîne d’approvisionnement des produits pharmaceutiques en Afrique, faciliter la coopération régionale et internationale, promouvoir des partenariats publics privés et un marché commun pour les achats groupés afin de soutenir la production locale et garantir l’indépendance de la souveraineté pharmaceutique du continent africain, soutenir le cadre de de gestion de connaissance organisationnelle et développement de communauté de pratiques sous la forme collaborative.

A noter que la  conférence des Présidents a désigné le Niger pour l’Organisation de la 23éme édition du Forum international pharmaceutique en 2024. Lors de la cérémonie de clôture, le Sénégal a remporté deux des trois prix de la meilleure communication orale. Le troisième prix est revenu en effet au Dr Sokhna Bakary Sy du Sénégal, le deuxième prix au Dr Aboubacar Sangho du Mali et le 1er prix au Dr Seyni Ndiaye du Sénégal.

 

NGOYA NDIAYE

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