Le compte à rebours est lancé. Le Front syndical pour la défense du travail a déposé un préavis de grève d’un mois, en prélude à d’éventuelles actions de protestation si ses revendications ne sont pas prises en compte.
« Nous rappelons également que le Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable signé entre l’État, les organisations syndicales et le patronat repose sur deux principes clairs : le respect mutuel des engagements et la consolidation d’un dialogue social sincère garant de la stabilité sociale » a indiqué Mody Guiro Sg de la CNTS.
Selon les syndicalistes, depuis plusieurs mois les travailleurs font face à une série de décisions jugées injustes, à des pratiques abusives et à des politiques sociales qui fragilisent gravement leurs conditions d’existence. Ils citent notamment les ponctions opérées sur les salaires des enseignants, qu’ils considèrent comme une mesure particulièrement pénalisante.
Le Front Syndical pour la Défense du Travail dénonce avec la plus grande fermeté les coupes sombres opérées sur les salaires des enseignants. Ces prélèvements constituent une injustice flagrante et un affront contre les travailleurs et travailleuses. « Les enseignants- ses, déjà durement éprouvés par la dégradation continue de leur pouvoir d’achat, ne peuvent pas être transformés en variables d’ajustement des carences de gestion des finances publiques. Les salaires des travailleurs-ses ne sont ni une réserve budgétaire ni une caisse de compensation pour les défaillances administratives » a ajouté Guiro.
Pour le Front syndical, cette démarche unilatérale de l’État porte atteinte à l’esprit même du pacte de stabilité sociale, qui repose sur le dialogue, la concertation et le respect des engagements pris entre les différentes parties. C’est dans cet esprit que le Front Syndical pour la Défense du Travail informe l’opinion nationale qu’un préavis de grève générale sera déposé ce jour. Au terme du délai imparti le Front Syndical pour la Défense du Travail se réserve le droit de déclencher une grève générale. Dans cette même lancée, une grande marche nationale est prévue le 8 avril 2026 pour dénoncer les injustices dont sont victimes les travailleurs et exiger le respect de leurs droits.
Les travailleurs avertissent ainsi l’opinion publique qu’ils ne resteront pas indéfiniment spectateurs de la dégradation de leurs droits et de leurs conditions de vie. Selon eux, la patience des travailleurs a des limites.
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