La tension sociale à l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP) ne faiblit pas, malgré le départ récent de son ancien directeur général. La jonction des luttes SECTION SAMES – SOUS-SECTION SUTSAS / ARP exprime sa vive indignation suite à la nomination, par arrêté du Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, de deux directeurs à la tête des directions de l’Homologation et de l’Inspection. Elle dénonce des nominations jugées « suspectes » intervenues au sein de l’institution. Selon le communiqué rendu publique à cet effet, ces décisions interviennent dans un contexte particulier, marqué par la fin de fonctions du Directeur général sortant et l’absence de prise de service effective du nouveau Directeur général, ce qui soulève de sérieuses interrogations quant à leur régularité.
En effet, ces nominations ont été prises sur proposition du Directeur général sortant, alors même que celui-ci n’était plus fondé à engager l’institution dans des décisions structurantes. Il est, par ailleurs, matériellement impossible que le nouveau Directeur général en soit à l’origine, n’ayant pas encore pris fonction.
Au delà de ces irrégularités procédurales, la jonction dénonce des choix en totale contradiction avec les principes de bonne gouvernance et de transparence. Et que les personnes nommées sont, pour certaines, directement impliquées dans les dérives et la mauvaise gestion ayant contribué à la dégradation de l’Agence.
Par ailleurs, l’arrêté ministériel mentionne que le Directeur de l’Homologation serait titulaire d’un Master 2 en réglementation pharmaceutique. Cette information est inexacte. Confier des directions aussi sensibles à des profils inadaptés met en péril la crédibilité du système national de régulation pharmaceutique et expose directement la santé des populations.
S’agissant de la direction de l’Inspection, la jonction rappelle que ce poste, au regard de sa nature et de ses exigences techniques, doit être confié à un pharmacien inspecteur, idéalement assermenté. Or, tel n’est pas le cas dans la présente nomination, alors même que l’Agence dispose de compétences internes répondant pleinement à ces critères.
La jonction dénonce également une forme manifeste de malhonnêteté intellectuelle, notamment en ce qui concerne le responsable nommé à la tête de l’Inspection.
Ainsi, la jonction de lutte dit tenir le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique pour pleinement responsable de toute aggravation ou persistance de la crise au sein de l’ARP et dénonce, en outre, l’absence manifeste d’enquête de moralité préalable, et met en garde l’ARP contre toute tentative de perpétuer les pratiques ayant conduit à la dégradation de l’Agence.
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