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Karim Wade au centenaire : présence attendue, absence risquée

La question « viendra-t-il ou ne viendra-t-il pas ? » dépasse largement le simple déplacement physique de Karim Wade. Elle est devenue une question politique, symbolique et affective pour les militants du PDS.

Le centenaire de Maître Abdoulaye Wade n’est pas une cérémonie ordinaire. C’est un moment de mémoire, de filiation politique, de reconnaissance et de relance. Pour beaucoup de militants, la présence de Karim Wade serait perçue comme un acte de fidélité : fidélité au père, à la famille Wade, au parti, mais aussi à ceux qui ont résisté pendant des années malgré les frustrations, les défaites, les silences et les soubresauts internes.

Son absence, en revanche, serait difficile à expliquer. Elle pourrait être vécue comme une blessure politique. Non parce que Karim Wade n’aurait pas ses raisons, mais parce qu’à ce niveau de charge symbolique, les raisons rationnelles pèsent souvent moins que l’émotion militante.

Le vrai enjeu est là : les militants n’attendent pas seulement Karim Wade comme une personnalité politique ; ils l’attendent comme un signe. Un signe de retour, de considération, de reconnaissance et peut-être de réveil du PDS.

Depuis des années, une partie de la base libérale vit dans l’attente d’un moment catalyseur. Le centenaire peut devenir ce moment. Il peut permettre de relancer la machine politique, de réactiver les réseaux militants, de reconstruire une parole collective et de repositionner le PDS dans l’espace public.

Mais si ce rendez-vous est manqué, le risque est sérieux : démobilisation morale, fatigue militante, perte de confiance et sentiment d’abandon. En politique, l’absence n’est jamais neutre. Elle parle, parfois plus fort que les discours.

Karim Wade n’est pas seulement attendu pour honorer son père. Il est attendu pour honorer une mémoire collective : celle des militants qui ont cru, patienté, défendu et parfois souffert en silence.

La question n’est donc pas seulement : Karim viendra-t-il ?
La vraie question est : peut-il politiquement se permettre de ne pas venir ?

À l’heure du centenaire, son retour serait un acte symbolique puissant. Son absence, elle, demanderait une justification que beaucoup de militants ne sont peut-être plus prêts à entendre.

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