« Sa crédibilité ne signifie pas que tout ce qu’il publie est automatiquement vrai » a déclaré Cheikh Diba, le Ministre des Finances et du Budget. En effet, il y a quelques jours, la publication d’un article du Financial Times évoquant de supposés « emprunts cachés » du Sénégal via des « montages opaques », avait suscité une grosse polémique.
Ce jeudi 26 mars 2026 à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor entouré de Amadou Tidiane Gaye, Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, et de Alioune Diouf, Directeur de la Dette publique, le ministre a souhaité apporter des éclaircissements sur les accusations relayées par le quotidien britannique. L’article évoquait notamment l’utilisation d’instruments financiers appelés TRS (Total Return Swaps) qui auraient permis, selon le journal, de contracter des emprunts dissimulés. « Le Financial Times est un journal de référence, mais qui n’est pas infaillible. Sa crédibilité est réelle, construite sur une forte réputation dans la presse économique et financière. Mais cela ne signifie pas que tout ce qu’il publie est automatiquement vrai », a-t-il déclaré. Il a également averti que considérer une information comme exacte uniquement parce qu’elle émane du quotidien britannique ne constitue pas « un argument scientifiquement acceptable ».
Le ministre a par ailleurs distingué trois niveaux souvent confondus dans le débat public : la réputation du média, l’exactitude d’un article précis et l’usage politique qui peut être fait de certaines publications. Il a rappelé que le Financial Times publie régulièrement des corrections lorsque des erreurs sont constatées, preuve selon lui qu’aucune institution médiatique n’est à l’abri de critiques, selon le soleil.
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