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INVITE DU GRAND ORAL, Al Hassane Niang de « JITEEL WAREEF » 
INVITE DU GRAND ORAL, Al Hassane Niang de « JITEEL WAREEF » 

INVITE DU GRAND ORAL, Al Hassane Niang de « JITEEL WAREEF »  MET EN GARDE « Si jamais la Cedeao attaque le Niger, ce serait la fin de l’instance »

Il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Al Hassane Niang, président du partib « Jiteel Wareef » peine à croire que la Cedeao n’exclue pas une intervention au Niger. Pour lui, ce serait un précédent dangereux car ce sera la mort de cette instance.  Il a passé en revue la question de l’emprisonnement de Sonko et la réhabilitation de Khalifa et Karim Wade. Il était l’invité du Grand oral sur Rewmi Tv.

Candidat à la présidentielle de 2024, Al Hassan Niang est le président du parti « jiteel wareef ». Il dénonce la faiblesse de nos institutions   qui selon lui est un souci majeur et c’est le cas dans beaucoup de pays africains. Prônant leur solidité il estime que par le passé à travers la constitution qui est conçus dans le but se régler les institutions comme ce fut le cas en France avec la 5ième République.  « Tout tourne autour du président et c’est malheureux. Les pays africains ont hérité de cette forme de gouvernance qui est un problème car tout repose sur les épaules d’une seule personne. Elle se traduit en une négligence des institutions. Il est important de les fonder autour de réformes pour des assises et que le pouvoir n’échoie plus à une personne en tant que personnes mais plutôt à une personne morales », a-t-il dit à l’émission du Grand Oral. Dans un contexte où le pouvoir du président de la république reste énormes Al Hassane Niang a fait savoir qu’il faut davantage réformer comme ce fut le cas en 1962 avec le bicéphalisme de l’époque. Senghor Président de la République et Mamadou Dia vice-président. Un modèle que l’Allemagne aussi met en exergue.

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« Pour notre pays on peut avoir un président avec des pouvoirs équilibrés et des institutions capables de travailler dans le cadre de la politique régionale » a fait savoir ce sera dernier mais loin de visez un affaiblissent du Président. Un modèle que ce dernier a mis en ébranle dans son programme en vue de la présidentielle. Dans un livre de 300 pages il dit y « avoir consacré un projet politique du pays et ses perspectives économiques. »  

Faire face au système est-il opportun ? Al Hassane répond en ces termes : « en reconnaissant que cette manière de faire est un système où chaque citoyen y trouvera son compte. Car dans l’actuel, il y’a autant de failles dans la gestion de nos ressources et la conduite des affaires du pays. On assiste à une régression sociale », a brandi M.  Sall.

 Dissolution du parti « Pastef » : Une faiblesse démocratique claudicante 

S’agissant de la question de l’emprisonnement de Sonko et de la dissolution de son parti, il souligne que la justice reste un maillon important dans un pays. A l’en croire, l’état a agi mais les chefs d’accusation sont lourdes et en les analysant, le mandat de dépôt était inévitable. « Il aurait pu obtenir la liberté provisoire aussi. Et cela pose la question de la démocratie car ce feuilleton est un symptôme de la faiblesse de notre démocratie claudicante. Tous souffrent de cette situation et les thuriféraires aussi. C’est dramatique même le fait de réduire la connexion à internet aussi est un problème et il faut considérer aussi dans une perspective que la justice doit être au centre de tout. Il faut donc aller vers un procès et une justice impartiale », martèle l’invité.

 Interpellé sur ce lien ombilical entre le parquet et le procureur, la question de l’indépendance de la justice est mise en branle.  Depuis 1986 cette question de réforme est là mais sans réponse. Al Hassan Niang de souligner qu’« il faut un contrat social idoine. Quand on regarde le système judicaire aucun des trois ensembles ne dispose de mandat du peuple. « Il faut supprimer le ministère de la Justice et créer la Haute cour de la justice. Faire de sorte que le Président de la république ne siège plus au Conseil suprême de la magistrature de même que le ministre de la justice.  Ce qui faut une absence d’indépendance de la justice » regrette M. Niang.

Dans un climat social marqué par des bus incendies à l’aide de cocktail Molotof, nombreux sont ceux et celles qui ont dénoncé cet acte « terroriste ». « Une scène insoutenable et inacceptable » pour Al Hassan Niang qui dénonce cette tension et refuse toute idée de confrontation entre acteurs politiques. « L’adversité c’est dans le cadre ses idées car quand il s’agit de politique, c’est le Prophète (Psl) lui-même qui en est un parfait exemple pour avoir tracé la voie. Des bus cibles de cocktail de même que les populations cela prouve que le pays marche à reculons. Il faut élaguer cette état de fait et il faut sortir de cette manière de penser. Détruire le bien public est un mauvais exemple mais les dirigeants doivent donner le bon exemple » renchérit le politique.  Et de poursuivre : « pour ce qui est de la quête du pouvoir ne doit pas se faire à travers la violence. Des injures, instaurer la pensée unique est un paradoxe. A quelques mois de la présidentielle, d’aucuns ont brandi la transparence et la liberté de choix des candidats. Mais dans un contexte marqué par la violence, le report est agité. Ce qui serait dramatique si l’on en croit l’invité qui estime que « l’état doit donner des garanti pour sa tenue à date échue. »

Interpellé sur la session tenue ce samedi à l’assemblée national en vue de la modification de la loi sur le code électoral, il s’agit de la réintégration de Khalifa et Karim Le Sénégal semble être sûr une pente selon ce dernier qui en veut pour preuve une reprise du processus en vue de les inscrire.  « C’est inacceptable car on permet à deux personnes qui ont purgé une peine. Elles ont eu maille avec la justice sur la gestion publique. Qui peut le plus peut le moins. Nous sommes contre ce principe. Voter une loi pour deux personnes et leur permettre d’être sur le fichier, cela prouve que c’est dommageable. Car c’est tout le processus qui sera revu et depuis le début », argue Niang. 

La question de la Cedeao et de sa survie 

La question de l’intervention de la CEDEAO au Niger avec sa fermeté. Des experts ont justement pensé que cette intervention cacherait des non-dits.   Une situation qui renferme une complexiste au plan sécuritaire, géopolitique, sociale etc. « Le Général parle de dégradation sécuritaire. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Mais l’on dira que la présence française au Niger est cruciale et il ne leur reste que le Tchad et c’est compliqué pour la France si jamais ne elle arriverait à quitter ce pays. Aujourd’hui, la CEDEAO est un club de Chefs d’état avec l’empressement à vouloir ceinturer ce pays, mais c’est dramatique », fait-il savoir.  En effet, le Nigéria a eu l’intelligence de demander l’onction du Sénat.  « Si jamais la CEDEAO attaquait le Niger, ce serait une catastrophe et la fin de l’instance. Déjà l’Algérie est contre. Deux menaces donc dont l’Algérie qui ne veut pas d’une guerre. Il faudra faire attention dans les jours à venir. J’espère que cette attaque n’aura jamais lieu », met-il en garde. 

MOMAR CISSE

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