Entre l’affaire Tabaski Ngom et celle du Fonds Covid-19, Moustapha Diop, député-maire de Louga, se débat au milieu d’une situation judiciaire complexe.
Placé sous mandat de dépôt, le jeudi 0f novembre pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux portant sur 300 millions de FCfa, dans le dossier Tabaski Ngom, ancienne Agent comptable particulière (Acp) de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse), l’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries a été extrait de prison dans la matinée d’hier pour une audition au fond. Dans le bureau du président du Collège des Juges d’instruction du Pool judiciaire financier (Pjf), Moustapha Diop n’a pas tremblé. Face à deux Juges d’instruction en présence du procureur de la République financier adjoint, Abdoulaye Diouf, le député-maire a nié tous les faits qui lui sont reprochés. «Il a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées», souffle un de ses avocats. D’après des confidences, presque toutes les questions ont tourné autour de l’argent, c’est-à-dire les 300 millions de FCfa mis en cause. «Moustapha a balayé toutes les accusations de Tabaski Ngom», rapporte toujours un de ses avocats. Face aux deux magistrats instructeurs et au Procureur adjoint, Moustapha Diop a assimilé les accusations de Tabaski Ngom à un délire. «Elle n’a aucune preuve», insiste-t-il. L’ancien ministre qui a campé sur ses dénégations, a affirmé que la décharge brandie par Tabaski Ngom, est fausse. Tout au long de l’audition qui aura duré deux heures, de 10H à 12Hs, Moustapha Diop n’a pas varié dans ses déclarations, niant toute implication dans le dossier et réclamant des preuves.
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