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Cité Keur Gorgui : Des nervis bloquent le cortège de Sonko
Cité Keur Gorgui : Des nervis bloquent le cortège de Sonko

OUSMANE SONKO, « UN HOMME DESHONORE EST PIRE QU’UN HOMME MORT »

La politique est une affaire sérieuse. Quiconque revendique le statut d’homme politique digne de ce nom commence à revêtir les habits non moins prestigieux d’Homme d’Etat, car la gestion de la cité est une mission si sérieuse que la compétition qui y conduit ne devrait être menée que par de véritables leaders au patriotisme ancré dans nos valeurs fondatrices de paix et de stabilité sociale.

La compétition politique est affaire de gentleman, dans la mesure où toutes les confrontations qui ont lieu entre leaders de tous bords devraient se dérouler dans une saine adversité, selon un code éthique que respectent obligatoirement tous les acteurs qui mettent chacun en avant l’intérêt supérieur de la Nation. Le Général de Gaulle disait à ce propos que « les grandes choses se font par la valeur des hommes bien plus que par des textes ». C‘est donc dire qu’il y a des principes communs auxquels aucun homme politique qui se respecte ne devrait déroger, au point de fouler au pied la dignité de prestigieux et non moins valeureux serviteurs de la Loi, ces tenants du pouvoir judiciaire qui considèrent leur mission comme un sacerdoce et l’exercent en toute dignité.

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Ousmane Sonko quant à lui avait déjà bafoué les règles de notre commune volonté de vivre ensemble, en appelant à la désobéissance civile, mais qui eût cru que l’homme pousserait sa folie destructrice jusqu’ à rappeler les épisodes sombres de la vie politique nationale en 1993, non pour s’en émouvoir ou pour rendre hommage aux martyrs qui ont payé de leurs vies leur engagement patriotique, mais pour en des termes sibyllins, agiter la menace que le même sort pourrait frapper des magistrats dans ce contexte où lui, l’ambitieux auquel le pouvoir tendrait si haut les bras qu’il l’aurait presque saisi, doit répondre de ses actes et se soumettre à leur jugement. Ce n’est pas aux magistrats qu’il devrait pourtant s’en prendre, au point de les menacer, ainsi que leurs enfants.

En posant le parallèle entre le sort de leurs familles et celui de la sienne si jamais la justice devait le convoquer en procès contre Adji Sarr, Ousmane Sonko a fait un aveu de taille sur l’état d’esprit qui l’anime en ce moment. Cet homme est prêt à tout pour ne pas passer en jugement, quitte à bruler ce pays pour échapper aux conséquences de ses errements libidinaux par temps de couvre-feu feu dans un lupanar pudiquement baptisé sweet beauty.
Il est déterminé à se soustraire à un procès de la honte. Oui, Ousmane Sonko sait fort bien qu’« un homme déshonoré est pire qu’un homme mort », ainsi que l’affirmait Miguel de Cervantès. Encourir un déshonneur qui rejaillirait sur sa famille entière est la seule cause de sa dernière sortie, et cela démontre à souhait la lâcheté d’un homme qui préfère fuir ses responsabilités au lieu d’assumer ses actes, et ne reculera devant rien pour passer par pertes et profits les crimes dont il se serait rendu coupable.

Voilà ce qui fait courir Ousmane Sonko, au point de lui faire reprendre la honteuse formule de jeunes fanatisés lancée comme un défi à la société toute entière, et d’affirmer sans ciller qu’il comprend leur slogan « quiconque meurt sa mère enfantera à nouveau ».
A-t-il pensé une seconde à toutes les femmes, à toutes les mères qu’il a insultées en reprenant ces violents et insupportables propos ?
Si cela avait été le cas, il n’aurait certainement pas évoqué ses épouses et ses enfants dans son dernier speech, en les associant au statut de martyr de la cause nationale qu’il revendique démagogiquement. Pour l’équilibre des formes pourtant il eut été logique qu’il reprenne ses propos pour son compte personnel et les fasse porter par ses enfants dont il se soucie tant du sort ! José Narosky disait que « moins un homme a de la valeur, moins il en reconnaît aux autres ». Voilà qui résume le personnage Ousmane Sonko. Il n’est pas un citoyen au-dessus des lois. Et il est bon de se le répéter, « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ».

Critiquer les honnêtes serviteurs du pays, vouer aux gémonies les représentants de la Loi car ils disent le droit en votre défaveur, traiter les autres hommes politiques de corrompus et appeler à fusiller les anciens chefs d’Etat ne fait de personne un être humain exceptionnel, meilleur que ses semblables. Il faut être un démagogue de la trempe d’Ousmane Sonko pour revendiquer ce statut en tentant de soustraire son sort des mains de la justice. Refuser dorénavant de répondre à la Justice pour échapper à un procès n’est certainement pas le comportement attendu d’un homme qui se présente comme l’unique leader aux mains immaculées capable de changer le système et de développer notre pays. Il devra pourtant répondre de ses actes, avant de prétendre demander le suffrage des sénégalais qu’il aspire à diriger. A ce moment-là, qu’il se rappelle les mots de George Herbert : « ose dire la vérité : rien ne mérite un mensonge » !

Cissé Kane NDAO
Président A.DE.R

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