Du 1er janvier au 15 décembre 2025 sont arrivés en Espagne à bord de 1209 pirogues, principalement depuis l’Afrique de l’Ouest, faisant de cette année une période de fortes arrivées, malgré la dangerosité de la route atlantique.
À l’occasion de la Journée mondiale des migrants, l’Action pour les droits humains et l’amitié (Adha) rappelle que la situation des migrants demeure alarmante et qu’aucune avancée significative n’a été enregistrée en matière de protection de leurs droits.
«Contrairement à une idée largement répandue, la migration est avant tout intrafricaine. La majorité des personnes en mobilité se déplacent à l’intérieur du continent africain, souvent dans des conditions précaires, sans protection juridique et exposées à de graves violations de leurs droits fondamentaux.
Entre le 1er janvier et le 15 décembre 2025, 32 212 migrants sont arrivés dans l’archipel espagnol à bord de 1209 pirogues de fortune. Bien que ce chiffre soit inférieur aux 57 833 arrivées enregistrées en 2024, il demeure extrêmement préoccupant», détaille-t-on.
Les îles Canaries restent le principal point de pression, accueillant 19 017 migrants (-37,4 % en glissement annuel). Cependant, les îles Baléares émergent comme un nouveau foyer : 1 907 personnes y sont arrivées cette année, soit une hausse de 28,3 % par rapport à 2024. Les analystes expliquent cette augmentation par des trajets plus courts en « saut » depuis l’Algérie, visant à contourner les zones de patrouille des Canaries.
La région andalouse a enregistré 8 244 arrivées (-31,2 %), tandis que Ceuta et Melilla ont totalisé moins de 2 000 arrivées après le renforcement des clôtures et des unités anti-contrebande par le Maroc.
Le ministère espagnol de l’Intérieur a publié son dernier tableau de bord sur la migration irrégulière, révélant plus de 30.000 arrivées clandestines par voie terrestre et maritime entre le 1er janvier et le 30 novembre 2025. Ce chiffre représente une baisse de 29,9 % par rapport aux 56 976 arrivées enregistrées sur la même période en 2024, confirmant un net ralentissement après les pressions record des deux années précédentes. Les autorités attribuent ce recul à un renforcement des patrouilles maritimes de la Guardia Civil, à des opérations conjointes avec Frontex au large de la côte ouest-africaine, ainsi qu’à des accords bilatéraux de retour avec le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.
Les îles Canaries restent le principal point de pression, accueillant 19 017 migrants (-37,4 % en glissement annuel). Cependant, les îles Baléares émergent comme un nouveau foyer : 1 907 personnes y sont arrivées cette année, soit une hausse de 28,3 % par rapport à 2024. Les analystes expliquent cette augmentation par des trajets plus courts en « saut » depuis l’Algérie, visant à contourner les zones de patrouille des Canaries. La région andalouse a enregistré 8 244 arrivées (-31,2 %), tandis que Ceuta et Melilla ont totalisé moins de 2 000 arrivées après le renforcement des clôtures et des unités anti-contrebande par le Maroc.
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