En attendant de connecter les cerveaux humains, Elon Musk s’entraîne sur les cochons

Une puce dans le cerveau pour augmenter les capacités humaines… C’est le projet fou de l’entrepreneur sud-africain Elon Musk à travers sa société Neuralink.

L’exubérant patron de Tesla et Space X a encore frappé. Non content d’envoyer des fusées recyclables dans l’espace, Elon Musk veut connecter nos cerveaux. De quoi faire faire des cauchemars à tous les conspirationnistes de la Terre, qui fantasment déjà sur la 5G, les vaccins et Bill Gates…

L’entrepreneur sud-africain vient de faire les premières démonstrations de son projet d’implants cérébraux, sur lequel travaille sa société Neuralink. C’est une puce, de la taille d’une petite pièce de monnaie (23 mm de diamètre , 8 mm d’épaisseur), conçue pour être implantée dans le crâne, reliée au cerveau par de minuscules fils électriques. L’implant fonctionnera avec la technologie Bluetooth pour communiquer avec l’extérieur. Et il se rechargera la nuit par induction, c’est-à-dire avec un chargeur posé sur le crâne, comme un chargeur sans fil de téléphone portable. 

Réparer l’humain…

Le but du jeu ? C’est, selon Elon Musk, de soigner des maladies du système nerveux, comme la maladie d’Alzheimer, des lésions de la moelle épinière ou même des dépressions. Ensuite, peut-être, dans le futur, permettre d’interagir avec l’extérieur. Par exemple, jouer à un jeu vidéo ou appeler par la pensée sa voiture autonome (Tesla bien entendu). 

Cependant, la communauté scientifique n’est pas franchement emballée et émet beaucoup de réserves. Mais Elon Musk tient bon. Il a présenté des expérimentations réalisées sur des cochons. Notamment sur une truie, baptisée Gertrude qui porte actuellement un implant et une autre, Dorothy, qui avait un implant qui lui a été enlevé (donc c’est réversible). Il parait que les animaux se portent bien. 

En attendant les débats éthiques que tout cela ne manquera pas de susciter, Elon Musk veut attirer des talents avec son opération de communication. Neuralink espère employer, à terme, 10 000 salariés. Pour séduire les petits génies, il n’hésite pas à vendre du rêve et du fantasme en affirmant également que, dans l’avenir, on pourra même sauvegarder ses souvenirs et les télécharger dans un nouveau corps ou dans un corps de robot. Bienvenue dans Black Mirror. 

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