Abdoulaye Fall, est revenu en détail sur les circonstances qui ont conduit à la séparation avec le sélectionneur national Pape Thiaw. Lors d’une conférence de presse, il a évoqué les discussions autour du contrat de l’ancien entraîneur des Lions, les désaccords apparus au fil des mois et la dégradation progressive de leurs relations.
D’entrée, Abdoulaye Fall a tenu à rappeler la proximité qu’il entretenait avec le technicien : « Pape Thiaw, c’est mon frère. Notre relation ne date pas d’aujourd’hui. Nous avons travaillé ensemble durant la CAN et nous avons remporté le trophée ».
Selon le président de la FSF, les premières discussions sur le contrat ont débuté dès le 25 février, alors que Pape Thiaw se trouvait à La Mecque, suivies d’une réponse le 8 mars. Rappelant que les aspects financiers relevaient de l’État, principal employeur du sélectionneur, Abdoulaye Fall l’avait alors réorienté : « Je lui ai même demandé d’en discuter avec Madame la ministre des Sports, puisque c’est l’État qui prend en charge la rémunération du sélectionneur ».
Sur instruction de la ministre, le dernier contrat d’Aliou Cissé a servi de base de négociation, mais Pape Thiaw ne s’est pas montré satisfait des propositions formulées.
Salaires, primes et refus des objectifs ministériels
Face aux nombreuses spéculations entourant ce feuilleton, le patron de la FSF a révélé que le président de la République était lui-même intervenu, estimant qu’une rémunération mensuelle de 30 millions de francs CFA était acceptable. « En réalité, Pape Thiaw percevait un salaire de 20 millions de francs CFA auquel s’ajoutait une prime de 10 millions », a-t-il précisé. Bien que la Fédération ait accepté de consentir à un effort financier supplémentaire à sa demande, les discussions ont achoppé sur les exigences sportives.
« Les objectifs avaient été fixés sur instruction du ministère. Il ne voulait pas les accepter tout en souhaitant percevoir les avantages financiers prévus », a déploré Abdoulaye Fall.
Une « rupture de confiance » fatale au Mondial 2026
Au-delà des chiffres, c’est l’humain qui a fini par rompre. « Pape Thiaw n’avait plus confiance en nous. Il y avait une véritable rupture de confiance, et cela se voyait dans son comportement », a affirmé le président de la FSF. Selon lui, cette dégradation des relations a lourdement pesé sur le fonctionnement de la tanière et, indirectement, sur les résultats obtenus lors de la Coupe du monde 2026.
Assurant que cet échec sportif a fait l’objet d’une analyse approfondie, Abdoulaye Fall a conclu en partageant les torts : « À tous les niveaux, il y a eu des responsabilités. Nous avons tenu des réunions qui se sont prolongées de 9 heures jusqu’à 1 heure du matin. Nous avons analysé la situation et des mesures ont été prises ».
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