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Noyade au Radisson Blu Dakar : L’hôtel dans la tourmente judiciaire
Noyade au Radisson Blu Dakar : L’hôtel dans la tourmente judiciaire

Noyade à Radisson : 2 employés de l’hôtel écopent d’une peine ferme 

 
Une peine ferme d’un mois a été infligée à Mohamed C. et Cheikh D., lesquels ont été arrêtés suite à la mort d’une gamine de 4 ans des suites d’une noyade dans la piscine de l’hôtel Radisson Blu de Dakar. Déclarés coupables d’homicide involontaire, les prévenus comparaissaient hier, à l’audience des flagrants délits de Dakar. 
Mohamed C. vit une situation extrêmement difficile. Il a perdu son père lors de sa détention préventive. Emprisonné depuis le 22 septembre dernier, le mis en cause qui travaille à l’hôtel Radisson Blu de Dakar, a comparu hier, à l’audience des flagrants délits de Dakar pour homicide involontaire. Mais, le juge a prolongé son séjour carcéral en lui infligeant une peine ferme d’un mois.
La même sanction a été prononcée à l’encontre de Cheikh D.. En effet, le duo a été interpellé par des éléments du commissariat de Point-E suite à la mort d’une fille de 4 ans après trois jours d’hospitalisation. Un drame consécutif à une noyade dans la piscine de l’hôtel Radisson Blu de Dakar le 17 septembre 2023 lors d’un brunch dominical. Préposés à la sécurité des baigneurs, les prévenus n’ont pas eu le sentiment d’avoir été négligents depuis l’enquête préliminaire.
À la barre, Cheikh D. a expliqué qu’il était aux abords de la piscine avec son collègue Mohamed C. au moment des faits. Dès que ce dernier a constaté que la môme se trouvait au fond de l’eau, il l’a avisé. C’est dans ces circonstances qu’il a extrait la victime de l’eau. « Elle était en syncope. Elle a rendu l’âme trois jours après son évacuation à l’hôpital par Sos médecin », a regretté Cheikh D.
Marié et père de quatre enfants, Mohamed C. a informé que l’enfant avait mangé avant de rentrer dans la piscine. C’est pourquoi le drame s’est produit. Mais, le substitut du procureur a invité les prévenus à plus de vigilance dans l’accomplissement de leur mission.
Il a ainsi sollicité l’application de la loi pénale. Du côté de la défense, on ne peut pas imputer cette noyade aux prévenus. D’après l’un des conseils, la gamine était venue à l’hôtel avec sa maman. Elle avait tenté de franchir le cordon de sécurité pour rejoindre un autre bassin plus profond réservé aux adultes. Mais, elle a été rappelée à l’ordre par Mohamed C. C’est lors de sa deuxième tentative qu’elle s’est noyée.
En outre, l’employeur des comparants a indiqué que la piscine n’est pas soumise à une obligation de surveillance.
« Après avoir accompli leur devoir vis-à-vis de l’enfant, d’autres personnes sont intervenues dans la procédure. Les responsables de SOS médecin ont essayé de réanimer la victime pendant 40 minutes. Après elle a été évacuée à l’hôpital Fann où elle est décédée trois jours après. On ne peut pas retenir la responsabilité des prévenus. En outre, il y a un tableau qui indique aux parents de se prémunir d’une bouée de sauvetage. Où était la maman de l’enfant? », s’est interrogé Me Mbengue. Subsidiairement, les trois robes noires ont sollicité une application bienveillante de la loi. Finalement, le juge a condamné les prévenus à un mois de prison ferme. Les intérêts de la partie civile ont été réservés.

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