Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) dénonce une gestion opaque et discriminatoire du Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp). Entre subventions massives au service public et blocages arbitraires pour le privé, l’organisation patronale monte au créneau pour exiger la transparence, lors d’une conférence de presse, ce mercredi 8 avril à 12 heures, à la Maison de la presse Babacar Touré.
Ce, pour fustiger ce qu’il qualifie de «répartition inique et illégale» du Fonds d’appui et de développement de la presse (Fadp) pour l’exercice 2025. Au cœur de la discorde : la part léonine taillée aux médias et structures d’Etat, au détriment d’un secteur privé asphyxié par le «blocage arbitraire» des fonds de l’année 2024.
L’analyse des chiffres de la gestion 2025 révèle un déséquilibre flagrant. Sur une enveloppe globale de 1, 9 milliard de F Cfa, les médias et organismes publics captent une part prépondérante des ressources : Les entreprises de presse publiques (Rts, Apas, Adp) se sont vu octroyer un montant global de 609 341 031 F Cfa. En détail, l’Aps (Agence de presse sénégalaise) bénéficie d’une subvention directe de 197 000 000 F Cfa, sans compter une aide de 36 millions pour ses charges locatives ; la Rts (Radiotélévision sénégalaise) a reçu un appui de 186 341 031 F Cfa ; et l’Adp (Agence de distribution de presse) a empoché 190 000 000 F Cfa. Le Cesti, structure de l’Etat pour la formation, a vu son budget exploser de 403%, passant de 25 millions en 2023 à 125 750 000 F Cfa en 2025.
En comparaison, les 37 entreprises de presse privées retenues (presse écrite, ligne, radios et télévisions) ne se partagent que 686 550 000 F Cfa, avec Walf qui culmine à plus de 100 millions. Le Groupe Futurs Médias, D-Média, Lera Média ou…. le Groupe Avenir Communication, qui édite Le Quotidien, Rewmi Network, Le Témoin ne font pas partie de la liste des médias retenus par la Commission du Fadp.
Rewmi.com L'Equilibre notre Crédo