Pape Modou Cissé, juriste et membre du CECAR de la République des valeurs n’a pas caché son amertume. Dans un texte publié ce dernier a laissé entendre que depuis l’arrivée du Pastef au pouvoir, la diplomatie sénégalaise traverse une crise sans précédent. A preuve, « les revers s’accumulent : défaite à la présidence de la Banque africaine de développement, défaite de Augustin Senghor à l’élection des représentants africains au Conseil de la FIFA, perte de la présidence de la CEDEAO. À cela s’ajoute l’absence de soutien à la candidature de l’ancien Chef d’État Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. » A l’en croire, longtemps respecté pour sa stabilité et sa crédibilité, le Sénégal donne aujourd’hui l’image d’un État affaibli, hésitant et de moins en moins influent. Il a souligné qu’au plan symbolique, les signaux sont tout aussi préoccupants avec « la gestion défaillante de nos supporters incarcérés au Maroc, retrait du trophée de la Coupe d’Afrique des nations, restrictions de visas imposées par le gouvernement des États-Unis aux Sénégalais. » Et d’ajouter : « La diplomatie économique est également fragilisée. Les annonces de renégociation des contrats, portées par Ousmane Sonko, fragilisent la sécurité juridique et créent un climat d’incertitude peu compatible avec l’attractivité économique. »
S’agissant de l’affaire ASER, Pape Modou Cissé a étalé ses inquiétudes. Selon lui, des crises internes s’exportent sur la scène internationale. « Le scandale ASER menace désormais les relations avec l’Espagne, révélant une incapacité à maîtriser les conséquences diplomatiques des dysfonctionnements internes. Yacine Fall, qui est allée quémander du pain en Russie, illustrant le déclassement du Sénégal sur la scène internationale. Ce qui expose le pays à une marginalisation progressive, à une perte de crédibilité et à un recul durable de son influence. Hier, le Sénégal imposait le respect. Aujourd’hui, il subit les décisions. Demain, il disparaîtra des agendas internationaux. »
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