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Le transport urbain paralysé, le calvaire des usagers

 

Les transporteurs observent une  grève  de 72h  pour protester contre les nombreux difficultés auxquels ils font face. Un bras de fer entre État et transporteurs depuis l’annonce des mesures routières . Un réveil  brutal pour des milliers de travailleurs et de voyageurs de Dakar, la capitale du Sénégal.  La grève a transformé les gares routières en zones de désolation et les arrêts de bus en lieux d’incertitude.

 

Parmi les organisations engagées dans la grève décrétée au Sénégal, du 30 mars au 1er avril, figure notamment le Syndicat des transports routiers du Sénégal. Ces organisations dénoncent des dysfonctionnements majeurs dans la gestion du secteur et portent des revendications d’ordre juridique et institutionnel.

Fait rare pour un début de semaine, une fluidité inhabituelle a été constatée sur les grands axes de Dakar. L’absence des cars et des minibus de transport privé a dégagé les routes, mais au détriment de la mobilité des citoyens. Aux arrêts de bus, la tension est palpable. Les syndicats pointent en particulier le refus des autorités de reconnaître officiellement une entité syndicale créée le 16 février 2026. Une décision qu’ils interprètent comme une volonté de fragiliser leur organisation et de contester sa légitimité.

Les professionnels du transport fustigent également des pratiques récurrentes qu’ils assimilent à du « harcèlement » et de la « corruption » sur les axes routiers. Ils exigent l’application effective des accords déjà conclus, notamment en ce qui concerne la réduction des points de contrôle, engagements qu’ils jugent non respectés.

 

 

Le transport interurbain n’est pas en marge du mot d’ordre. À la gare des Beaux Maraîchers de Pikine, le choc est total pour les voyageurs interurbains. Les véhicules y sont « soigneusement rangés », moteurs éteints. Les « coxeurs » (rabatteurs), d’ordinaire si bruyants, se contentent d’informer les nouveaux arrivants de la situation. « Il y’a pas de véhicule ». Pour certains, cette grève brise bien plus qu’une routine de travail. Une femme, l’air hagard, exprime son désarroi :« Je dois assister à l’enterrement d’un proche et on me dit qu’il y a grève. Moi je ne suis pas au courant ; sinon j’allais prendre mes précautions.» Face à ce blocage, les usagers se ruent sur les rares alternatives disponibles. Les bus de la société nationale « Dakar Dem Dikk » et les lignes « Tata » sont pris d’assaut, arrivant aux arrêts déjà saturés. Dans ce chaos logistique, les véritables maîtres de la route ce lundi sont les « car rapide » et les mototaxis.

 

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