Au terme d’une audience fleuve, rythmée par des échanges tendus et des plaidoiries offensives, la chambre criminelle a accordé la liberté provisoire à Ndella Madior Diouf et à ses co-prévenus. Une décision forte, en dépit d’un réquisitoire de cinq ans de prison ferme et d’accusations accablantes.
La défense a rejeté toute tentative de faire porter à Ndella Madior Diouf une responsabilité pénale non établie. Pour Me Sall, le dossier repose davantage sur des approximations que sur des preuves solides. Dans la même veine, les autres conseils, notamment Me Ousseynou Gaye, Me Youssoufa Camara Abdoul Daff et Me Aboubacry Barro, s’attachent à déconstruire les infractions retenues. Ils dénoncent également un «procès public» amplifié par les réseaux sociaux. Les co-accusés, Cheikh Tidiane Ndiaye et El Hadj Sène, se présentent comme étrangers aux faits, se décrivant comme de simples professionnels des médias sans implication dans la gestion de la pouponnière.
L’affaire a été mise en délibéré pour le 26 mai.
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