Le Premier ministre était, ce mardi, à l’Assemblée nationale pour la traditionnelle séance des questions d’actualité réservées aux gouvernement. Lors de son face-à-face avec les députés, Ousmane Sonko a évoqué plusieurs sujets dont la réédition des comptes, la situation de la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (SONACOS) ou encore le front social marqué par des revendications syndicales.
Le Premier ministre était de passage à l’Assemblée nationale pour la troisième fois en 15 mois. Lors de ce rendez-vous républicain, Ousmane Sonko a abordé la question des revendications syndicales, soulignant que l’État est confronté à une dette importante qui limite ses capacités budgétaires. Il a appelé à un réalisme collectif, affirmant qu’il n’y a pas encore de richesses à distribuer.
Le chef du gouvernement a critiqué, dans ce registre, la tendance à signer des accords pour ensuite présenter de nouvelles demandes, évoquant des « revendications émergentes » dans certaines plateformes syndicales. Il a mis en garde contre une pression excessive sur les finances publiques en indiquant que l’État fera face si nécessaire.
Sur un autre registre, le chef du gouvernement a évoqué la situation de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS). Selon lui, la SONACOS doit devenir un pilier industriel stratégique. Dans cette perspective, il a annoncé la relance des usines de Louga, Ziguinchor et Kaolack, et a insisté sur la nécessité de moderniser les infrastructures et de renouveler les lignes de production.
Concernant la campagne agricole, Ousmane Sonko a fustigé les tentatives de politisation de l’opposition, affirmant que des efforts importants ont été déployés pour soutenir les producteurs. À l’en croire, la production a atteint un record de 900 000 tonnes, mais des difficultés persistent dans la commercialisation.
Il a souligné, sous ce rapport, les efforts du gouvernement avec la suppression de la taxe à l’exportation de 40 francs. Enfin, Ousmane Sonko affirme que le gouvernement souhaite développer une production locale d’engrais et reprendre en main la valorisation du phosphate pour renforcer la souveraineté industrielle du Sénégal.
Le leader du Pastef a aussi évoqué une question qui fait l’actualité. Il s’agit de la réédition des comptes. Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, Sonko a mis l’accent sur cet aspect, affirmant que c’est une condition essentielle pour le redressement économique et l’amélioration des conditions de vie au Sénégal.
Il a dénoncé l’existence de « 7 700 milliards contractés en dehors du circuit budgétaire », soulignant que l’inaction sur ce dossier engage la responsabilité des autorités actuelles. « Si des comptes ne sont pas rendus, je ne demanderai plus au peuple de faire des sacrifices », a-t-il déclaré tout en dénonçant le « laxisme » dont fait preuve la justice.
Pour lui, il est important que la justice fasse son travail et que la transparence soit mise en avant pour que l’appel à un sursaut national soit entendu.
Publié par EL HADJI MODY DIOP
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