Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, le procureur par intérim de la Cour pénale internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang confie que les sanctions prises à son encontre par les États-Unis « sont toujours en cours, avec les restrictions qui nous sont imposées ».
Tout en saluant « le soutien renouvelé de son pays il déplore une escalade des tensions et indique que « les États-Unis accentuent la pression et parlent maintenant du démantèlement de la Cour à travers une nouvelle offensive diplomatique ».
Cette épreuve touche également un autre fonctionnaire sénégalais puisque, d’après le journal, « notre compatriote Abdoulaye Séye qui dirige l’équipe d’enquête de la situation sur la Palestine, vient lui aussi d’être ajouté par le ministre Rubio (Marco Rubio, Secrétaire d’État des États-Unis), sur la liste des personnes sanctionnées ».
Une épreuve que le Procureur qualifie de « situation difficile », tout en se montrant confiant quant à la capacité de son collègue à « faire face et continuer son travail ».
Le magistrat appelle à la cohésion : « Nous devons faire face ensemble », tout en se montrant confiant quant à la capacité de son collègue à « faire face et continuer son travail ». Cette levée de boucliers américaine s’inscrit dans un climat géopolitique particulièrement tendu pour la juridiction internationale, qui fait face à de multiples contestations de sa légitimité à travers le monde.
En visite officielle à Dakar, le Procureur par intérim a également alerté les autorités sur les autres crises qui secouent l’institution, mentionnant les retraits annoncés des États du Sahel et du Tchad du Traité de Rome, conjugués aux « représailles de la Russie ».
Selon lui, ces offensives contre la CPI procèdent « d’assertions erronées ou à tout le moins, de malentendus à propos du mandat et des activités du bureau du Procureur ». « C’est de tout cela que je suis venu entretenir les autorités de mon pays. »
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