Maladie silencieuse et encore peu connue du grand public, le lymphœdème se manifeste par le gonflement d’un bras ou d’une jambe. Pour mieux informer et sensibiliser les populations, une première Journée mondiale du lymphœdème est organisée au Sénégal. Une initiative qui vise à attirer l’attention sur cette maladie, une pathologie aux causes diverses.
Entre douleurs physiques, stigmatisation sociale et coûts élevés de prise en charge, les malades souffrent souvent en silence. Derrière le gonflement progressif d’un membre, souvent considéré à tort comme bénin ou même surnaturel, se cache une pathologie invalidante qui bouleverse la vie des alités.
« Le lymphœdème se manifeste par un gonflement progressif d’un membre supérieur ou inférieur, accompagné d’un épaississement de la peau, de douleurs et parfois d’infections répétées » selon l’angiologue et cardiologue Dr Maodo Diop. Cette maladie, dit-il, résulte d’un dysfonctionnement du système lymphatique, l’un des trois grands systèmes de circulation des liquides dans l’organisme Cette maladie nécessite un traitement à vie, souvent long et coûteux. L’Association d’aide aux personnes atteintes de lymphœdème, récemment lancée, offre soutien et accompagnement.
« Le lymphœdème correspond à un déficit du système lymphatique. Il peut être congénital, lié à une malformation du réseau lymphatique, ou acquis, notamment à la suite d’infections, d’agressions parasitaires ou encore de certains traitements médicaux, notamment dans le cadre du cancer », explique le spécialiste.
Le ministère de la Santé entend renforcer la lutte, améliorer la détection et la prise en charge. Longtemps sous-diagnostiqué, le lymphœdème connaît aujourd’hui certes des progrès, mais beaucoup reste encore à faire.
Dans le monde, plus de 250 millions de personnes vivent avec cette maladie chronique, qui entraîne de lourdes conséquences physiques et sociales. Au Sénégal, malgré l’absence de chiffres précis, le lymphœdème reste préoccupant.
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