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Santé de la reproduction: Le réseau « Siggil Jiguen » plaide pour le décret d’application

La santé maternelle,  néonatale et  infanto-juvénile reste une préoccupation. En ce sens, le réseau « Siggil Jiguen » a tenu un atelier de formation et de sensibilisation en faveur de  la loi sur la santé de la reproduction. L’objectif est de réunir les acteurs autour de la signature du décret d’application de ladite loi.

La prise en charge sanitaire des populations reste confrontée à un accès limité à des soins de qualité, les normes  et comportements sociaux  qui limitent la demande de services de santé et un système de santé peu performant. Pour faire face à cette situation, le réseau Siggil Jiguen a tenu un atelier de formation et de sensibilisation en faveur de  la loi sur la santé de la reproduction. Selon Alioune Fall, chargé du développement organisationnel de Cap santé, la loi sur la santé de la reproduction  a été votée mais il reste la signature du décret d’application. «Nous avons jugé nécessaire d’aller vers la population pour concerter avec cette franche importante que constituent les femmes pour s’accorder sur ces sujets d’intérêt majeur afin d’avoir un argumentaire solide pour défendre les décrets d’application », dit-il. Il indique que la loi est sur la table du gouvernement. «Mais,  comme tous les Etats,  il y a des priorités des urgences peut être que c’est en voie mais cela demande des argumentaires solides,  l’avis des populations et l’Etat est en train de voir tout cela », fait-il savoir.

Pour la  présidente de l’association des femmes de la Médina Yacine Diagne Mbodj, par ailleurs membre du réseau Siggil Jiguen, cette loi si elle est acceptée à l’Assemblée nationale,  c’est une bonne chose. « La santé maternelle et infantile est une priorité car depuis plus d’une année,  l’actualité est marquée par des décès maternels évitables et cela doit arrêter. Et pour y arriver,  il faut que tout le monde s’impliquer quel que soit leur position de participer de manière active pour que la santé de la reproduction puisse avoir des avancées significatives », dit-elle. Elle laisse entendre qu’il y a eu des acquis mais il faut continuer le combat. « Nous mettons l’accent sur la mobilisation et la sensibilisation,  il faut que les organisations de femmes s’approprient du contenu de cette loi et que les organisations de femmes comprennent les acquis, les défis et les difficultés que les populations rencontrent », ajoute-t-elle.

Pour cela, elle préconise un plaidoyer fort pour l’application de la loi. « Pour les goulots d’étranglements,  nous pouvons noter un manque d’appropriation car la loi est écrite en français et beaucoup ne parlent pas français. Il faut penser la  traduire en langue nationale pour une meilleure sensibilisation. Il y a des  blocages au plan culturel, d’où la nécessité d’y aller doucement avec des méthodes pour éviter de frustrer la croyance de certains. Et quand on parle de santé de la reproduction, il faut impliquer tout le monde car seules les femmes ne peuvent y arriver », renseigne-t-elle. Mme Mboudj de soutenir que la  santé de la reproduction est globale et vaste. « La santé coute chère dans ce pays, tout le monde ne peut pas y accéder et l’on voit que beaucoup meurent faute de moyens. Il y a également l’accueil qui pose problème de la même manière que la qualité des soins », regrette –t-elle.

 NGOYA NDIAYE

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