« L’Etat d’Israël a lancé une frappe préventive contre l’Iran afin d’éliminer les menaces pesant sur l’État d’Israël », indique un communiqué du ministère de la Défense sans plus de précision sur la nature ou l’ampleur de cette opération militaire.

« En conséquence, une attaque de missiles et de drones contre l’État d’Israël et sa population civile est attendue dans un avenir immédiat », ajoute le texte, annonçant l’instauration d’un « état d’urgence spécial et immédiat dans tout le pays ».

Deux fortes détonations ont été entendues samedi matin à Téhéran par des journalistes de l’AFP, quelques temps après que deux panaches d’une épaisse fumée ont commencé à s’élever dans le centre et l’est de la capitale iranienne.

En Israël, le ministère des Transports a annoncé la fermeture « de l’espace aérien israélien aux vols civils » et demandé aux voyageurs « de ne pas se rendre dans les aéroports jusqu’à nouvel ordre ».   

Depuis le début des pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran ces dernières semaines, Israël insiste pour inclure dans toute négociation la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien de l’Iran aux groupes armes de la région, comme les rebelles Houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, partisan de l’option militaire contre Téhéran, présente depuis vingt ans la République islamique comme une menace existentielle pour Israël.

Les Etats-Unis ont privilégié la voie diplomatique ces dernières semaines, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d’une importante force aéro-navale dans le Golfe et l’envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford.

En juin 2025, Israël et l’Iran se sont livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d’Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire.

Les Etats-Unis s’étaient joints à l’offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens.

Vendredi, Donald Trump a affiché son mécontentement envers l’Iran, mais avait affirmé n’avoir pas pris de « décision finale » sur d’éventuelles frappes, alors que le médiateur omanais s’est targué d’une percée dans les négociations pour éviter la guerre.